Sou­hai­tez- vous que les ho­raires des bi­blio­thèques soient éten­dus ?

Le Parisien (Paris) - - Société - Pro­pos­re­cueillis­par FAN­NY DEL PORTE

Mé­lis­sa Mis­met­ti 23 ans, gra­phiste Pa­ris ( XVIIIe)

« Oui, bien sûr ! Quand j’étais plus jeune, je pre­nais des en­fants en charge après leur jour­née d’école. Al­ler à la bi­blio­thèque fai­sait par­tie des sor­ties que je leur pro­po­sais. Mais cer­taines fer­maient leurs portes à 17 h 30. En sa­chant qu’ils quittent l’école à 16 h 30, il reste trop peu de temps. Pour eux et pour les étu­diants, l’ac­cès doit pou­voir se faire plus tard le soir mais aus­si le week- end et les va­cances. »

Pierre Dis­det 69 ans, re­trai­té Lou­ve­mont ( 52)

« Oui, mais c’est dif­fi­cile. Car il faut trou­ver des ho­raires in­tel­li­gents ! Peu­têtre se­rait- il plus ju­di­cieux qu’elles res­tent fer­mées sur les ho­raires de tra­vail clas­siques, quand peu de gens y vont, pour per­mettre d’ou­vrir tard le soir ? Fer­mer à 20 heures, c’est pri­ver beau­coup de monde de la pos­si­bi­li­té d’em­prun­ter des livres. Or, les gens ne lisent plus. Alors pro­lon­ger se­rait peu­têtre une so­lu­tion. »

Lu­na Boissy 29 ans, guide tou­ris­tique Pa­ris ( VIe)

« Non, pas for­cé­ment. Per­son­nel­le­ment, j’y vais en jour­née pour mon tra­vail. D’ailleurs, je constate qu’il n’y a ja­mais beau­coup de monde ! Il fau­drait ou­vrir moins tôt le ma­tin, mais plus tard le soir. Mais peut- on de­man­der aux bi­blio­thé­caires de sa­cri­fier leurs soi­rées, éven­tuel­le­ment leur di­manche ? Je n’en vois pas l’uti­li­té, c’est plu­tôt aux gens de s’adap­ter. »

Mi­ckaël Bar­thé­lé­my- Ma­thiot 29 ans, se­cré­taire de CE Nantes ( 44)

« Tout à fait. Etudiant, j’au­rais vrai­ment ap­pré­cié ce­la. C’est un cadre différent de la fac ou de chez soi. A Nantes, au­cune bi­blio­thèque ne pratique d’ho­raires noc­turnes. Quand on sort de cours à 18 ou 19 heures, ce n’est pas pos­sible d’y tra­vailler, à moins d’être dans des grandes écoles où il y a des bi­blio­thèques in­té­grées. Mais elles sont ra­re­ment ou­vertes à tous. »

Va­len­tin Ma­riot 20 ans, ven­deur Ger­mi­gny- l’Evêque ( 77)

« Oui, sur­tout le di­manche. Mes amis étu­diants en se­raient ra­vis. Ils ont un em­ploi du temps char­gé : il n’y a que le soir qu’ils peuvent étu­dier, ou mieux en­core le der­nier jour de la semaine. Le sa­me­di, on a en­vie de sor­tir, mais le di­manche, il n’y a pas grand- chose à faire à part ré­vi­ser. Les bi­blio­thèques sont des en­droits apai­sants où on peut se concen­trer, alors au­tant pou­voir en pro­fi­ter ce jour- là. »

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