« C’était im­pré­vi­sible »

Gé­rard Piel, membre du conseil d’ad­mi­nis­tra­tion des Che­mins de­fer de Pro­vence

Le Parisien (Paris) - - Faits divers - Pro­pos re­cueillis par M. L.

Conseiller ré­gio­nal de la ré­gion Paca, Gé­rard Piel s’est ren­du hier sur les lieux de l’ac­ci­dent.

La zone était- elle re­pé­rée comme ris­quée ?

GÉ­RARD PIEL. Ce n’est pas un en­droit consi­dé­ré comme par­ti­cu­liè­re­ment ac­ci­den­to­gène, même s’il est dif­fi­cile d’ac­cès. Cette ligne ser­pente entre le fleuve Var et la mon­tagne, et c’est d’ha­bi­tude l’éro­sion due au fleuve qui pose des pro­blèmes. Il y a eu un ébou­le­ment, comme il en ar­rive sou­vent dans les Alpes lors de fortes pré­ci­pi­ta­tions. C’est la route qui nor­ma­le­ment ar­rête ces ro­chers et ces pierres et qui pro­tège la voie fer­rée. Mais, à cet en­droit, c’est l’in­verse, la voie fer­rée sur­plombe la dé­par­te­men­tale.

Pour­quoi ne pas avoir sus­pen­du la cir­cu­la­tion au vu des condi­tions mé­téo ?

Ce qui s’est pas­sé était im­pré­vi­sible. Ce train n’est pas seule­ment tou­ris­tique, il a aus­si une mis­sion de ser­vice pu­blic avec ses quatre al­lers­re­tours quo­ti­diens, d’au­tant que, lors d’in­tem­pé­ries, la route de mon­tagne est sou­vent blo­quée. Le conseil ré­gio­nal, qui a la ges­tion di­recte de cette ligne de­puis le 1er jan­vier der­nier, mè­ne­ra une en­quête. Mais la mon­tagne n’est pas un lieu où l’on est en sé­cu­ri­té à 100 %.

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