« Le­seul­moyend’yar­ri­ver, c’est­de­payer »

Adrien, 20ans, quia­réus­si le­con­coursd’en­tréed’uneé­co­le­de­ki­né

Le Parisien (Paris) - - Société - CH. B.

aux concours des ins­ti­tuts de ki­né pri­vé. Un étu­diant sur trois, dans cette fi­lière, a re­cours comme Adrien à ce cur­sus payant, al­ter­na­tif aux fi­lières pa­ra­mé­di­cales qui se dé­ve­loppent à la fa­cul­té. « Dans cer­taines ré­gions, les élèves n’ont pas le choix : il n’y a pas de for­ma­tion pu­blique par­tout et dans ces cas- là, ils sont obli­gés de pas­ser par le concours pri­vé, re­lève Ke­vin Mar­got­tat, le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion na­tio­nale des étu­diants en ki­né­si­thé­ra­pie. La fi­lière est très sé­lec­tive. » Les pa­rents d’Adrien ont eu les moyens de tout mettre en oeuvre pour ai­der leur fils à en­trer dans une école pa­ri­sienne, comme un an­ti­dote au chô­mage. « J’ai pas­sé sept concours après ma pre­mière an­née de pré­pa mais j’ai échoué, ra­conte- t- il. J’ai re­fait une pré­pa, j’en ai pas­sé six à nou­veau l’an­née der­nière et là, ça a mar­ché. »

nSes pa­rents ont dé­bour­sé 2000 €

A 150 € l’ins­crip­tion par concours, cette double ten­ta­tive a donc coû­té aux pa­rents d’Adrien près de 2 000€. Avec quelques mois de re­cul, l’étu­diant avoue « ne pas com­prendre pour­quoi les frais d’ins­crip­tion sont aus­si chers en ki­né que pour les écoles de com­merce : les trois épreuves se passent sur une seule jour­née, et ce sont des QCM dont la cor­rec­tion se fait très sou­vent par lec­ture op­tique » , ra­conte- t- il. A dé­faut de rai­son, Adrien a trou­vé une mo­rale à cette his­toire : « Le seul moyen d’y ar­ri­ver, dit- il, c’est de payer. »

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