« Je­ne­suis­pas­dansl’eu­pho­rie »

Après le suc­cès contre l’An­gle­terre, Jules Plis­so­na été re­con­duit à l’ou­ver­ture hier face à l’Ita­lie. Unen­chaî­ne­ment qui lui va bien, mêmes’ilnes’em­bal­le­pas.

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos recueillis par DA­VID OPOCZYNSKI

fi­cul­té, je n’ai pas réus­si à me lâ­cher. J’ai l’im­pres­sion de m’être sen­ti beau­coup mieux contre l’Ita­lie car j’ai pu prendre quelques ini­tia­tives et es­sayer d’im­po­ser un peu le rythme du match, de dis­tri­buer le jeu. Après, bien sûr, tout n’est pas par­fait. Je me re­mets en ques­tion après chaque ren­contre et je ne suis pas dans l’eu­pho­rie. Com­ment vi­vez- vous le chal­lenge du no 10 de l’équipe de France ? Je ne suis pas quel­qu’un qui se met de la pres­sion par rap­port à ça. Si je suis bon, tant mieux. Si je faute, je passe au pro­chain match. Avez- vous l’im­pres­sion d’avoir pro­gres­sé ? Bien sûr que je me sens un peu plus se­rein sur le ter­rain. J’au­rais pu être dans l’af­fo­le­ment de me re­trou­ver en équipe de France. Mais ce n’est pas du tout mon genre. Je suis quel­qu’un de po­sé. C’est peut- être ça qui fait que j’ar­rive à res­ter les pieds sur terre et à res­pec­ter ce que me de­mandent les en­traî­neurs. Qu’est- ce qui vous a le plus mar­qué ? Le rythme ! Quand vous vous re­le­vez d’un pla­quage, il y a un autre mec de 120 kg qui vous ar­rive tout droit des­sus, mais c’est ça aus­si qui fait du bien. Quand vous pre­nez des mecs comme ça dans la gueule, à la fin vous êtes content car vous n’avez pas cra­qué. Un mot sur votre ami Hu­go Bon­ne­val, votre co­équi­pier au Stade Fran­çais… Il a réus­si à en­trer dans une équipe où la concur­rence est rude et a pu mar­quer un bel es­sai. Il était aus­si un peu frus­tré de ne pas avoir tou­ché énor­mé­ment de ballons parce qu’il est plein de cannes, plein de vi­tesse. L’Eu­rope n’a pas pu voir tout son ta­lent. C’est bien, on le garde un peu au chaud !

( LP/ Hum­ber­to de Oli­vei­ra.)

Stade de France ( Saint- De­nis), hier. « Contre l’An­gle­terre, j’ai été mis en dif­fi­cul­té, je n’ai pas réus­si à me lâ­cher. J’ai l’im­pres­sion de m’être sen­ti beau­coup mieux contre l’Ita­lie » , es­time Jules Plis­son après ses deux pre­mières sé­lec­tions.

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