« Ce­té­tatd’es­prit­peut­per­met­tre­de­gran­des­choses »

De­nisC­har­vet, an­cien­trois- quarts­cen­tre­duXV­deF­rance

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos recueillis par O. F.

ATou­louse, comme sous le maillot bleu qu’il a por­té à 23 re­prises entre 1986 et 1991, De­nis Char­vet était un es­thète. Avide de courses et d’es­paces, le trois- quarts centre a lais­sé l’image d’un ar­tiste, cons­tam­ment ob­nu­bi­lé par le jeu et le moyen de faire vivre le bal­lon. Au­jourd’hui con­sul­tant pour RMC, il a ap­pré­cié la pres­ta­tion de l’équipe de France contre l’Ita­lie qu’il juge in­té­res­sante, dans l’état d’es­prit sur­tout.

nCe qu’il a ai­mé

« Même quand ils ont été en dif­fi­cul­té, les Bleus n’ont rien lâ­ché. C’est un signe que l’on avait dé­jà vu contre l’An­gle­terre ( NDLR : vic­toire 26- 24 le 1er fé­vrier). Ce match contre les Ita­liens a été plus com­pli­qué que pré­vu, sur­tout au dé­but. Mais les Tri­co­lores se sont vrai­ment ac­cro­chés et ont ain­si réus­si à tour­ner en tête à la mi­temps. C’était d’ailleurs un peu in­es­pé­ré. Au re­tour des ves­tiaires, on a vu beau­coup plus d’en­vie et de dé­ter­mi­na­tion dans le sillage de Pi­ca­moles qui a été le vé­ri­table fer de lance de l’équipe. Ça a payé. Fo­fa­na a fait un nu­mé­ro sur son es­sai. Il est le seul à pou­voir faire ça. Glo­ba­le­ment, cet état d’es­prit peut per­mettre de grandes choses. »

nCe qu’il n’a pas ai­mé

« La mê­lée des Bleus a souf­fert en pre­mière mi­temps, mais j’ai l’im­pres­sion que c’était plus tech­nique que phy­sique car ils se sont re­pris en se­conde pé­riode. C’est vrai aus­si qu’ils ont dé­joué, comme face à l’équipe d’An­gle­terre. Au dé­but du match, les Fran­çais avaient l’air fri­leux, per­tur­bés. Je pense qu’ils ne s’at­ten­daient pas à une telle op­po­si­tion de la part des Ita­liens. Pour être hon­nête, le score fi­nal ne re­flète pas la phy­sio­no­mie du match. Le ré­sul­tat est très sé­vère pour l’Ita­lie. »

nCe qu’il faut tra­vailler

« L’équipe de France est sur la bonne voie. Elle gagne, en­grange de la confiance ain­si que de la co­hé­sion. Ce qui est vrai­ment très po­si­tif. Il y a une en­vie qui n’était pas là l’an der­nier. Après, il va fal­loir pro­gres­ser dans la dis­ci­pline. Le car­ton rouge de Sli­ma­ni va être pré­ju­di­ciable à Phi­lippe Saint- An­dré. Sli­ma­ni est en ef­fet un im­pact player très im­por­tant dans son dis­po­si­tif. Son ab­sence va comp­ter s’il est sus­pen­du. S’ils par­viennent à faire moins de fautes, les Bleus pour­ront alors en­chaî­ner leurs ac­tions. »

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