Ma­re­ta­don­né­des­fris­sonsàRi­ner

Tour­noi­dePa­ris/ LeLe­val­loi­sie­na­ga­gné­sous­le­syeux­de­so­na­mi, le cham­pio­no­lym­pi­queet sex­tu­ple­cham­pion­du­monde

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - CHRISTOPHE LE­MAIRE

Et Ber­cy exulte pour Cy­rille Ma­ret. Com­men­ta­teur express pour l’Equipe 21, Ted­dy Ri­ner s’est mis au dia­pa­son en se le­vant de son siège lors­qu’à trois se­condes du terme de sa fi­nale, le moins de 100 kg marque un yu­ko dé­ci­sif pour rem­por­ter son pre­mier Tour­noi de Pa­ris, à 2 6 a n s . I l e s t 18 h 47, hier, le Tchèque Lu­kas Kr­pa­lek s’en­fuit broyer du noir dans les cour­sives du POPB. Ma­ret et Ri­ner, les deux potes de Le­val­lois, eux, s’en­lacent.

« Il m’a mis les fris­sons » , ju­bile le sex­tuple vain­queur du Grand Che­lem pa­ri­sien, trop juste pour s’ali­gner cette an­née après son opé­ra­tion de l’épaule en sep­tembre. Quelques mi- nutes au­pa­ra­vant, au beau mi­lieu de la fi­nale de Ma­ret, deux ans plus vieux que lui, Ri­ner ré­pé­tait à l’an­tenne : « Mais c’est pas vrai, il ne peut pas perdre. » Si le Gua­de­lou­péen a au­tant vi­bré pour son ami, c’est qu’ils ont dé­bu­té en­semble en équipe de France. En 2006, Ma­ret et Ri­ner de­ve­naient cham­pions du monde ju­niors en Ré­pu­blique do­mi­ni­caine. L’an­née sui­vante, alors que Ma­ret évo­lue en­core à Di­jon, il dé­couvre le Tour­noi de Pa­ris en même temps que le poids lourds.

« Ted­dy, on se connaît de­puis qu’on est ca­dets, confie Cy­rille Ma­ret. Lun­di der­nier, à l’en­traî­ne­ment ( NDLR : Ri­ner a re­pris le ju­do il y a quinze jours, après son opé­ra­tion),

J’ai la chance de m’en­traî­ner avec lui, même s’il m’en fout plein la gueule”

Cy­rille Ma­ret, à pro­pos de Ted­dy Ri­ner on a fait une grosse bas­ton en­semble. Il m’a dit : T’as pas­sé un cap, tu dois avoir confiance en toi. Je crois l’avoir écou­té parce que je ne me suis ja­mais sen­ti aus­si bien. » Par­te­naire de Ri­ner à Le­val­lois mais éga­le­ment à l’In­sep, l’élève de Phi­lippe Tau­rines avance par pa­liers quand son ami d’en­fance a im­mé­dia­te­ment at­teint les som­mets.

« J’ai la chance de m’en­traî­ner avec lui, même s’il m’en fout plein la gueule à chaque fois. A cô­té du meilleur ju­do­ka de la pla­nète, le reste pa­raît presque fa­cile, même si ce n’est pas vrai. La preuve, j’ai long­temps eu des ré­sul­tats en dents de scie. Troi­sième ici ou là tous les quinze tour­nois, ça va un mo­ment. De­puis les Jeux olym­piques, j’ai mis de nou­velles choses en place. Ça com­mence à payer. »

L’an­née 2013, la meilleure de sa car­rière, lui donne rai­son : 3e à Ber­cy, 7e aux Mondiaux de Rio de Ja­nei­ro, cham­pion de France et en­fin 3e du Grand Che­lem de Tokyo. A pré­sent, et si on en croit le roi Ri­ner, af­fir­ma­tif sur le cap fran­chi par son aî­né, Ma­ret en­tend s’éta­blir non plus par­mi les meilleurs, mais au- des­sus d’eux. « Cette jour­née a été ma­gni­fique, mais elle me donne en­core plus faim de vic­toire. Main­te­nant, je suis gon­flé à bloc. »

( LP/ Cé­dric Le­cocq.)

Pa­lais omnisports de Pa­ris- Ber­cy ( XIIe), hier. Après sa vic­toire face au Tchèque Lu­kas Kr­pa­lek en fi­nale des moins de 100 kg, Cy­rille Ma­ret a été fé­li­ci­té par Ted­dy Ri­ner. Les deux hommes s’en­traînent en­semble.

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