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Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - ÉRIC MI­CHEL

écris par pé­riodes. Je peux res­ter un mois sans prendre la plume. A d’autres mo­ments, je ne peux me dé­ta­cher de la feuille : j’écris du ma­tin au soir. Je n’ai pas de règles. » Her­vé Tou­ré ( 32 ans, 2,04 m) mène une double vie. La plu­part du temps, il est bas­ket­teur. L’in­té­rieur est ar­ri­vé au Pa­ris- Le­val­lois avant les fêtes après avoir bour­lin­gué pen­dant des an­nées en Bel­gique, Es­pagne ou Ita­lie. A ses heures per­dues, le cham­pion de France 2002 avec l’As­vel est aus­si… écri­vain. Il a dé­jà pu­blié deux livres * : « Splen­deurs et mi­sères d’un té­lé­phage » et « Mé­dias, la croi­sade » . Le pre­mier s’est cor­rec­te­ment ven­du. Le deuxième a fait les frais de la faillite de sa mai­son d’édi­tion, mais on peut tou­jours les trou­ver, no­tam­ment sur Ama­zon. com et Fnac. com.

Entre deux en­traî­ne­ments, Tou­ré vient d’ache­ver le troi­sième. « Ça parle des re­la­tions entre l’homme et les mé­dias de­puis la… pré­his­toire, si on consi­dère que les pein­tures ru­pestres sont les pre­miers actes de com­mu­ni­ca­tion de l’hu­ma­ni­té, ra­conte l’an­cien joueur de Mi­lan. C’étaient les pre­mières té­lé­réa­li­tés, en somme. J’ai re­mon­té tout le fil de ce rap­port entre l’homme et les mé­dias. » Pour ce troi­sième opus, le ti­tu­laire d’un DUT tech­niques de com­mer­cia­li­sa­tion cherche un édi­teur.

Je n’ai ja­mais écrit de ro­man. Je me sens uni­que­ment l’âme d’un es­sayiste”

Her­vé Tou­ré, in­té­rieur du Pa­ris- Le­val­lois

« Cet uni­vers des mé­dias est éloi­gné du basket, concède le géant, qui a aus­si joué à Nan­cy et Cha­lon. J’au­rais pu écrire sur mon sport. A force d’avoir beau­coup voya­gé par choix de vie, fré­quen­té pas mal de clubs ( NDLR : 13 en quinze ans de car­riè-

Quand il n’est pas sur le par­quet, Her­vé Tou­ré ( au centre, en­tou­ré par Ana­go­nye et Ndoye) se pas­sionne pour l’écri­ture. Il vient d’ache­ver son troi­sième ou­vrage. re), ren­con­tré dif­fé­rentes cultures, je fi­nis par en connaître un rayon. Seule­ment, je mets à pro­fit mes études et ce que j’ai ap­pris à la fac. »

L’an­cien in­ter­na­tio­nal ne sait pas si sa fu­ture re­con­ver­sion se­ra tour­née vers l’écri­ture, la com­mu­ni­ca­tion, le basket ou autre chose. Pour le mo­ment, il est sous contrat avec le Pa­ris- Le­val­lois jus­qu’en juin 2015 et, pour le Gon­court, il ver­ra plus tard… « Je n’ai ja­mais écrit de ro­man, conti­nue l’ex- pi­vot de Can­tu, ad­ver­saire de­main de Nan­terre en Eu­ro­coupe. J’ignore si j’en suis ca­pable. Je me sens uni­que­ment l’âme d’un es­sayiste. » Et d’un bas­ket­teur, car Her­vé Tou­ré n’ou­blie pas son mé­tier pre­mier. De­puis son ar­ri­vée dans la ca­pi­tale, il joue seize mi­nutes par match et marque 8,8 points de moyenne. Mais reste sur un couac de­vant Stras­bourg ( 58- 75). A l’heure de re­trou­ver Pau- Lacq- Or­thez et un club qu’il a fré­quen­té en 2012, le grand voya­geur ne s’in­quiète pas.

« Cette dé­faite sur­pre­nante, parce que nous avons don­né la vic­toire aux Al­sa­ciens, nous a fait du bien, se ras­sure Tou­ré. C’était une bonne pi­qûre de rap­pel pour nous dire At­ten­tion, nous ne sommes pas en­core ar­ri­vés ! Nous sommes am­bi­tieux. Nous avons les moyens de faire quelque chose de grand avec un groupe hy­per sain. Mais il ne faut pas s’écou­ter et croire que nous sommes de­ve­nus les plus beaux. On y ar­ri­ve­ra si nous res­tons humbles. J’ai ap­pris ça dans ma car­rière… » Et pas dans les livres. * « Splen­deurs et mi­sères d’un té­lé­phage » , Edi­tions Pu­bli­book et « Mé­dias, la croi­sade » , Edi­tions Ac­ta­nia Presses.

Il reste des places pour la Lea­ders Cup à Dis­ney­land Pa­ris ( 14- 16 fé­vrier), com­pé­ti­tion réunis­sant les huit pre­miers de la phase al­ler de Pro A dont Pa­ris- Le­val­lois et Nan­terre. A par­tir de 19 € la jour­née. Ré­ser­va­tions sur l es sites : Fnac. com, Fran­ce­billet. com, Ti­cket­net. fr et Di­gi­tick. com.

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