Ca­nal+, 20 h 55Sé­rie « Bra­quo » re­met­le­feu

Le Parisien (Paris) - - Télévision Et médias - CARINE DI­DIER

Un vieux han­gar désaf­fec­té à La Cour­neuve ( Seine- Saint- De­nis). A l’in­té­rieur, une voi­ture et son conduc­teur gisent sur le toit, en feu, au mi­lieu d’éclats de verre. « Com­ment je fais pour le sor­tir ? Je le tire par le blou­son puis j’at­trape l’ex­tinc­teur ? » in­ter­roge Jean- Hugue An­glade, vi­sage ti­ré mais concen­tré, dans le jean et le blou­son éli­més d’Ed­dy Ca­plan, le hé­ros de « Bra­quo » . « Reste au sol, at­trape le blou­son et c’est là que les autres ar­rivent pour t’ai­der » , ré­torque Fré­dé­ric Jar­din, le co­réa­li­sa­teur de cette sai­son 3 qui s’ouvre, ce soir sur Ca­nal + ( 20 h 55), là où la pré­cé­dente s’ar­rê­tait : l’explosion de la voi­ture où se trou­vait Théo, l’un des membres du SDPJ 92.

Lors du tour­nage, ce jour d’avril, comme à l’image, la scène se veut spec­ta­cu­laire, à grand ren­fort d’ef­fets spé­ciaux. Les co­mé­diens af­fichent des mines dé­faites alors que le cas­ca­deur qui double Théo ( Ni­co­las Du­vau­chelle) est cou­vert de faux sang, de sa com­bi­nai­son an­ti­feu jus­qu’aux che­veux. Un tech­ni­cien ra­joute des bouts de pa­piers en­flam­més sur le vé­hi­cule. En quelques se­condes, le bra­sier gros­sit. « Sor­tez- le, sor­tez- le vite » , hurle An­glade- Ca­plan en ou­vrant la por­tière avant. « Cou­pez. On la re­fait ! Il faut plus de flammes sur le corps de Théo et plus de fu­mée » , tranche Fré­dé­ric Jar­din. Les ar­ti­fi­ciers s’exé­cutent. « On a la pres­sion pour trou­ver l’in­ten­si­té juste : j’ai de­man­dé quelque chose de vis­cé­ral, de sau­vage aux co­mé­diens » , avance le réa­li­sa­teur.

nL’ami­tié qui soude les hé­ros ra­chète la vio­lence as­su­mée

Mé­ti­cu­leux, Jean- Hugues An­glade re­tourne au feu, ex­tirpe son ca­ma­rade brû­lé de la voi­ture. « On a un peu d’ap­pré­hen­sion à cause des ef­fets spé­ciaux, souffle Ka­role Ro­cher, qui joue Roxane, la seule fille du groupe d’en­quê­teurs. Cette scène ré­sume l’at­mo­sphère de la sai­son 3 : nos per­son­nages vivent un drame avec Théo, dans un état déses­pé­ré. Il n’y a pas un jour où je ne suis pas triste ! »

Au cours des huit épi­sodes in­édits, les flics se­ront confron­tés à un di­lemme : se ven­ger du dé­li­rant Vo­gel, l’ex de la po­lice des po­lices qui veut les dé­truire, ou af­fron­ter une ma­fia rus­so­phone ins­pi­rée d’un vrai gang is­su des mo­saïques de l’ex- URSS, la ter­rible con­fré­rie des Vo­ry V Za­ko- ne ? Ajou­tez Orianne, une énig­ma­tique jeune fille ( Liz­zie Bro­chère) qui agit en cou­lisses pour bri­ser Ca­plan…

« On a vou­lu faire quelque chose de dra­ma­tique et de té­lé­vi­suel, plaide le pro­duc­teur Claude Chel­li ( Ca­pa Dra­ma). Ces po­li­ciers qui s’op­posent à des gens très dan­ge­reux, c’est l’ADN de Bra­quo. L’ami­tié qui les soude per­met de ra­che­ter la vio­lence as­su­mée de la sé­rie. » Ex­plo­sions, fu­sillades : la fic­tion fran­chit en­core un pa­lier. « La réa­li­té à évo­lué : les voyous ont chan­gé, la po­lice aus­si, jus­ti­fie le scé­na­riste Ab­del Raouf Da­fri. Nous sommes dans un uni­vers très réa­liste. Et ce­la ne m’in­té­resse pas d’être dans le po­li­ti­que­ment cor­rect. » Les fans sont pré­ve­nus.

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