Sar­ko­zy, sup­por­teur de choc de NKM

Ac­cueilli avec fer­veur au mee­ting de Na­tha­lie Kos­cius­ko- Mo­ri­zet, Ni­co­las Sar­ko­zy a as­su­ré la can­di­date UMP à la mai­rie de Pa­ris de son ami­tié.

Le Parisien (Paris) - - La Une - OLI­VIER BEAU­MONT MA­RIE- ANNE GAIRAUD

« Ni­co­las, Ni­co­las, Ni­co­las ! » Hier soir, juste avant 20 heures, alors que les dis­cours s’en­chaînent à la tri­bune pour le pre­mier mee­ting de cam­pagne de Na­tha­lie Kos­cius­ko- Mo­ri­zet, un bruis­se­ment sai­sit le gym­nase Ja­py ( XIe). Puis le si­lence tombe sur la salle… et Ni­co­las Sar­ko­zy fait son en­trée avec la can­di­date UMP à la mai­rie de Pa­ris. Une en­trée de star. « Ni­co­las pré­sident ! » scande la foule, éclip­sant to­ta­le­ment une NKM au sou­rire fi­gé pour les ca­mé­ras. Pour les mi­li­tants, l’évé­ne­ment est de taille : s’il a pris l’ha­bi­tude d’adres­ser ses fa­meuses « cartes pos­tales » aux Fran­çais, c’est la pre­mière fois que leur cham­pion ré­ap­pa­raît en mee­ting de­puis sa dé­faite à la présidentielle de 2012.

« Je suis ve­nu par ami­tié. C’est un geste pour Na­tha­lie Kos­cius­ko- Mo­ri­zet, qui a été ma porte- pa­role » , jus­ti- fie l’ex- lo­ca­taire de l’Ely­sée, avant de s’as­seoir au pre­mier rang et d’écou­ter po­li­ment. Une com­pli­ci­té que NKM a mise en avant quelques mi­nutes plus tard dans son dis­cours. « Je me­sure le geste d’ami­tié, de fi­dé­li­té que tu nous adresses, a- t- elle lâ­ché. C’est une force qui m’ac­com­pagne dans cette cam­pagne et je suis heu­reuse de la par­ta­ger avec vous. »

Je me­sure le geste d’ami­tié que tu nous adresses”

Na­tha­lie Kos­cius­ko- Mo­ri­zet

C’est peu dire que l’ombre de Ni­co­las Sar­ko­zy pèse dans cette cam­pagne. En pri­vé, l’in­té­res­sé confie d’ailleurs à ses vi­si­teurs que c’est lui, le pre­mier, qui au­rait en­cou­ra­gé NKM à se pré­sen­ter dans la ca­pi­tale. « C’est bien simple, il l’adore. C’est sa chou- choute, ils se parlent très sou­vent » , lâche un membre du pre­mier cercle sar­ko­zyste. Hier soir, l’an­cienne mi­nistre de l’Eco­lo­gie avait bien pré­pa­ré son coup, pre­nant soin de ne pas in­vi­ter Fran­çois Fillon, pour­tant dé­pu­té de Pa­ris, à son mee­ting. « S’il avait été pré­sent, Sar­ko ne se­rait pas ve­nu » , ex­plique l’en­tou­rage de la can­di­date. « Na­tha­lie est très in­juste » , re­grette un fillo­niste pa­ri­sien, qui n’ap­pré­cie guère ce « manque de cour­toi­sie » .

Long­temps at­ten­du par NKM, le « geste » de l’an­cien pré­sident est en tout cas tom­bé à point nom­mé. « La ba­taille com­mence vrai­ment main­te­nant. On entre dans le dur » , se per­suade- t- elle, af­fir­mant que « seule­ment 20 % des Pa­ri­siens étaient jus­qu’à pré­sent in­té­res­sés par la cam­pagne » . Et pas ques­tion de se lais­ser abattre par les mau­vais son­dages, comme ce­lui pu­blié en­core ce di­manche par le « JDD » , an­non­çant une large vic­toire de la gauche dans le XIIe ar­ron­dis­se­ment. « Ce n’est pas ce que je res­sens sur le ter­rain » , confie NKM, qui a sa propre ana­lyse : « Les son­dages ne prennent pas en compte le taux d’abs­ten­tion qui, j’en suis per­sua­dée, de­vrait avoi­si­ner les 50 % et pé­na­li­ser la gauche avec un vote sanc­tion contre la po­li­tique de Fran­çois Hol­lande. » Na­tio­na­li­ser la cam­pagne, c’est tout l’en­jeu. Et elle ne s’est pas pri­vée de le faire hier soir à la tri­bune : « Je ne veux pas pour Pa­ris la même hu­mi­lia­tion que celle que Fran­çois Hol­lande in­flige à notre pays » , a- t- elle lan­cé sous les vi­vats des 2 000 sup­por­teurs.

( LP/ Oli­vier Cor­san.)

Pa­ris ( XIe), hier soir. L’an­cien pré­sident de la Ré­pu­blique est ve­nu sou­te­nir Na­tha­lie Kos­cius­ko- Mo­ri­zet, qui fut elle- même sa porte- pa­role de cam­pagne en 2007.

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