Faut- il s’in­quié­ter pour Pa­ris ?

Ligue 1/ Le PSG re­trouve la Ligue des cham­pions dans une se­maine

Le Parisien (Paris) - - Sports - FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD

nUne at­taque en berne

De­puis quelques se­maines, le PSG ne do­mine plus vrai­ment son su­jet. Au mo­ment de re­trou­ver la Ligue des cham­pions ( mar­di pro­chain à Le­ver­ku­sen), de nom­breuses ques­tions se posent sur l’at­taque pa­ri­sienne, le ni­veau des rem­pla­çants mais aus­si la condi­tion phy­sique des joueurs pa­ri­siens. Etat des lieux. L’at­taque pa­ri­sienne connaît un gros pas­sage à vide de­puis le dé­but de l’an­née. A l’ex­cep­tion de Zla­tan Ibra­hi­mo­vic, qui main­tient un ni­veau ex- cep­tion­nel ( 8 buts), les cinq autres at­ta­quants ( Ca­va­ni, La­vez­zi, Lu­cas, Mé­nez et Pas­tore qui a aus­si été uti­li­sé comme mi­lieu de ter­rain) n’ont ins­crit que 27 % des buts pa­ri­siens. Soit 6 réa­li­sa­tions sur 22 de­puis dé­but jan­vier ( 2 buts pour Ca­va­ni, 2 pour La­vez­zi et 2 pour Pas­tore). L’in­ef­fi­ca­ci­té pa­ri­sienne, sou­vent poin­tée du doigt par Laurent Blanc, est di­rec­te­ment in­dexée sur l’in­di­gence de ses at­ta­quants. L’en­traî­neur pa­ri­sien ne peut plus comp­ter sur son duo Ibra- Ca­va­ni, puisque l’Uru­guayen a tra­ver­sé un mois de jan­vier com­pli­qué avant de se bles­ser le 31 jan­vier face à Bor­deaux. Dans ce contexte, on ne peut que re­dou­ter une ab­sence pro­lon­gée du Sué­dois en dé­li­ca­tesse avec son dos ces der­niers jours ( voir en­ca­dré ci- des­sous).

nUn phy­sique dé­faillant

De­puis quelques matchs, les par­te­naires de Thia­go Sil­va n’af­fichent pas la grande forme. Certes, l’hi­ver et ses ter­rains gras ne jouent pas en fa­veur d’une for­ma­tion pa­ri­sienne qui cherche à pro­duire du jeu. « On est un peu moins bien phy­si­que­ment, mais ce n’est pas illo­gique après le tra­vail que l’on a ef­fec­tué et le nom- bre de matchs que l’on a joués, sou­ligne Laurent Blanc. Ces matchs pèsent psy­cho­lo­gi­que­ment et dans les or­ga­nismes. Main­te­nant, il faut se re­plon­ger dans la Ligue des cham­pions, qui est très im­por­tante. Je pense que, d’ici là, on se­ra mieux phy­si­que­ment que ce que l’on est ac­tuel­le­ment. C’est pro­gram­mé pour, après c’est dif­fi­cile de dire exac­te­ment quel jour et à quelle heure. »

nUn jeu moins fluide

C’est une con­sé­quence des deux points abor­dés pré­cé­dem­ment. Pa­ris se re­pose trop sur sa pos­ses­sion de balle et peine à chan­ger de rythme pour se mon­trer dan­ge­reux dans les 30 der­niers mètres. Le match à Nantes en Coupe de la Ligue en est la par­faite illus­tra­tion. Ce jeu moins abou­ti est aus­si la con­sé­quence d’une chute de ré­gime de cer­tains joueurs. Les la­té­raux, Max­well et Van der Wiel, ont bais­sé de pied alors qu’ils oc­cu­paient une place pri­mor­diale dans le sys­tème de jeu. Sans dé­mé­ri­ter, le trio du mi­lieu de ter­rain est aus­si un peu moins sou­ve­rain. C’est d’ailleurs quand Monaco a dé­ci­dé de blo­quer les Pa­ri­siens dans le coeur du jeu qu’il les a fait re­cu­ler.

nUn banc sans res­sources

Lors de la pre­mière par­tie de la sai­son, cha­cun a pu me­su­rer la qualité du banc et la ca­pa­ci­té des rem­pla­çants à ré­pondre pré­sent. C’est un peu moins vrai en ce dé­but d’an­née. En dé­fense, Mar­quin­hos ne dé­gage pas une sé­ré­ni­té à toute épreuve. Mais, en­core une fois, c’est de­vant que le bât blesse. Face à Monaco, Mé­nez et La­vez­zi ont été in­ca­pables de faire la dif­fé­rence après leur en­trée en jeu. Il est tou­jours com­pli­qué de se mon­trer dé­ci­sif dans ce genre de matchs, mais c’est aus­si ce que l’on de­mande aux rem­pla­çants à ce ni­veau de la com­pé­ti­tion. Entre ceux qui se re­posent sur leur ta­lent et ceux qui af­fichent des la­cunes, Blanc a du mal à mo­bi­li­ser les coif­feurs ces der­nières se­maines. Il risque pour­tant d’avoir be­soin d’eux en Ligue des cham­pions.

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