A 25 ans, Ch­mie­lins­ki a dé­jà éli­mi­né quatre Ligue 1 !

Coupe de France ( 8es de fi­nale)/ Cannes ( CFA) - Montpellier

Le Parisien (Paris) - - Sports - STÉ­PHANE CORBY

C’est le rêve de tout foot­bal­leur ama­teur. Eli­mi­ner un club pro­fes­sion­nel pour de­ve­nir le hé­ros ( sou­vent éphé­mère) de la Coupe de France. Et dans le re­gistre, Sté­phane Ch­mie­lins­ki est LE spé­cia­liste. A seule­ment 25 ans, ce mi­lieu of­fen­sif en a dé­jà ac­cro­ché cinq à son ta­bleau de chasse. Monaco, Brest et So­chaux en 2011 avec Cham­bé­ry ( CFA 2), Troyes ( L 2) et Saint- Etienne cette sai­son avec Cannes ( CFA). Quatre Ligue 1 et une Ligue 2, ex­cu­sez du peu… « Il y a un peu de ta­lent mais surtout beau­coup de chance » , ré­sume ce­lui qui se dresse de­vant Montpellier ce soir.

Mais ce 8e de fi­nale n’est pas vrai­ment ce­lui es­pé­ré par ce sup­por­teur du PSG. Au tour pré­cé­dent, l’ex­ploit des joueurs de Rol­land Cour­bis au Parc des Princes l’a en ef­fet pri­vé d’un choc avec Ibra­hi­mo­vic et les autres. « Ça au­rait été ex­cep­tion­nel, mais ça nous laisse une pe­tite chance… » , confie Ch­mie­lins­ki, « dé­goû­té » aus­si pour son en­traî­neur Jean- Marc Pi­lor­get ( re­cord­man des matchs avec le PSG) et son ami gar­dien de but An­tho­ny Beuve ( for­mé au camp des Loges).

L’an­cien élec­tri­cien ne se voit pas briller chez les pros

La vie de l’ex- bu­teur pas­seur de Cham­bé­ry a bien chan­gé de­puis son ar­ri­vée sur la Croi­sette, à l’été 2011. L’an­cien élec­tri­cien ne se lève plus à 6 heures pour al­ler jouer du mar­teau- pi­queur sur les chan­tiers. Fi­ni les ca­dences in­fer­nales et les jour­nées à ral­longe. Ce­lui qui, à 18 ans, avait cla­qué la porte du centre de for­ma­tion de Lou­hans- Cui­seaux ( Na­tio­nal), a un sta­tut se­mi- pro­fes­sion­nel. Il n’est payé que pour jouer et ins­crire des buts avec le can­di­dat au Na­tio­nal. Son temps libre, il le passe au bord de l’eau lors de par­ties de pêche que lui a fait dé­cou­vrir son co­équi­pier Jé­ré­mie Clément. « Mais je n’ou­blie pas mon pas­sé et je sais que je de­vrais re­tour­ner bos­ser un jour, pré­cise- til. De­ve­nir pro, je n’y crois pas vrai­ment… » L’été der­nier, « Chim » avait pour­tant ta­pé dans l’oeil de Jean- Marc Du­praz. Bat­tu en ami­cal par Cannes, le coach sa­voyard d’Evian TG s’était ren­sei­gné. « Il ne me connais­sait pas, alors que je suis ori­gi­naire de sa ré­gion » , ri­gole le na­tif de Fa­verges, près du lac d’An­ne­cy.

« C’est un joueur au par­cours aty­pique, confirme Pi­lor­get. Il n’a pas en­core tout à fait com­pris ce qu’était le haut ni­veau. Mais c’est un garçon à l’écoute et lu­cide. » Le tech­ni­cien can­nois ap­pré­cie ses qua­li­tés de vi­tesse mais lui re­con­naît un phy­sique fra­gile ( 1,79 m, 74 kg). L’an der­nier, une dé­chi­rure aux qua­dri­ceps l’avait pri­vé de la se­conde moi­tié de sai­son. Mais l’an­cien « ga­lé­rien du foot » ne se plaint pas. En at­ten­dant un nou­vel ex­ploit sur le ter­rain, l’an­née 2014 va lui per­mettre de réa­li­ser un rêve d’homme. Ce­lui de de­ve­nir pa­pa, sa femme Sté­pha­nie étant en­ceinte de trois mois.

( Pho­top­qr/ « Nice- Ma­tin » / S Haou­zi .)

Sté­phane Ch­mie­lins­ki, mi­lieu of­fen­sif de Cannes, a dé­jà ac­cro­ché quatre Ligue 1 à son ta­bleau de chasse. Monaco, Brest et So­chaux en 2011 quand il évo­luait à Cham­bé­ry ( CFA 2). Et Saint- Etienne cette sai­son en 32es fi­nale.

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