L’eu­ro­ligue drague Pa­ris

BAS­KET Une wild card pour la com­pé­ti­tion eu­ro­péenne peut- elle fa­vo­ri­ser un pro­jet de grand club ?

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - J. L.

Et si un club pa­ri­sien de­ve­nait l’in­vi­té ré­gu­lier de l’Eu­ro­ligue ? Le su­jet n’est certes pas nou­veau, mais il a connu un nou­vel épi­sode der­niè­re­ment. Alain Bé­ral, le pré­sident de la Ligue na­tio­nale de bas­ket, a en ef­fet re­çu en dé­but d’an­née une lettre de la pres­ti­gieuse com­pé­ti­tion eu­ro­péenne pour lui an­non­cer sa vo­lon­té d’of­frir une wild card ( in­vi­ta­tion) pour cinq sai­sons à un club pa­ri­sien, à la condi­tion que ce der­nier par­vienne à ré­pondre aux cri­tères de­man­dés : un bud­get consé­quent ( plus de 10 M€) et une salle d’au moins 10 000 places. « L’Eu­ro­ligue ré­flé­chit à une nou­velle for­mule et est in­té­res­sée par la pré­sence d’un club à Pa­ris si elle aug­men­tait le nombre de par­ti­ci­pants et de­ve­nait un cham­pion-

nat un peu plus fer­mé ( NDLR : à l’image de la NBA, aux Etats- U

nis), ex­plique Alain Bé­ral qui a trans­mis l’in­for­ma­tion aux deux clubs in­té­res­sés : Pa­ris- Le­val­lois et Nan­terre. Tout le monde est conscient qu’il manque une ville comme Pa­ris dans cette com­pé­ti­tion. Mais des villes comme Lyon ( avec l’As­vel) ou Stras­bourg peuvent aus­si in­té­res­ser. »

Si ac­tuel­le­ment au­cun club pa­ri­sien, ni même fran­çais, ne rem­plit les condi­tions pour pré­tendre à cette wild card, la ré­no­va­tion de Ber­cy, dont la fin est pré­vue pour l’au­tomne 2015, et la vo­lon­té an­non­cée du PSG de créer un club omnisports à Pa­ris à l’image du FC Bar­ce­lone rendent ce sou­hait réa­li­sable. La pos­si­bi­li­té d’ac­cé­der ra­pi­de­ment et du­ra­ble­ment au deuxième cham­pion­nat de bas­ket au monde der­rière la NBA pour­rait même ser­vir d’ac­cé­lé­ra­teur pour l’ar­ri­vée du PSG.

Tous les re­gards se di­rigent donc vers Pa­ris- Le­val­lois, qui n’a ja­mais ca­ché son in­ten­tion de sé­duire les di­ri­geants qa­ta­riens ou un grand ca­pi­taine d’in­dus­trie pour pour­suivre son dé­ve­lop­pe­ment. « On sait qu’un pe­tit Pa­ris n’in­té­resse pas, d’où la né­ces­si­té de jouer à Ber­cy et d’avoir un grand par­te­naire, ex­plique Jean- Pierre Au­bry, le pré­sident du Pa­ris- Le­val-

Nous de­vons conti­nuer dans cette voie” Jean- Pierre Au­bry, le pré­sident du Pa­ris- Le­val­lois

lois. Nous avons des dis­cus­sions avec un cer­tain nombre d’in­ves­tis­seurs mais il n’y a rien de concret. Notre par­cours spor­tif a at­ti­ré cer­taines per­sonnes. Nous de­vons conti­nuer dans cette voie, no­tam­ment ce week- end à la Lea­ders Cup. » Au­teur d’un par­cours éton­nant et dé­ton­nant en Eu­ro­ligue cette sai­son, Nan­terre sou­haite éga­le­ment « y pré­tendre » , an­nonce le pré­sident Jean Don­na­dieu qui a été in­vi­té à Bar­ce­lone en jan­vier, comme tous les pré­si­dents de clubs par­ti­ci­pants à l’Eu­ro­ligue, pour évo­quer l’ave­nir de l’épreuve. « Nos moyens sont au­jourd’hui in­suf­fi­sants mais on tra­vaille et on ne ferme au­cune porte » , as­sure le pré­sident nan­ter­rien. Le feuilleton ne fait donc que com­men­cer.

( LP/ Cé­dric Le­cocq.)

Le­val­lois, le 30 jan­vier 2014. Jean- Pierre Au­bry, le pré­sident du Pa­ris- Le­val­lois ( à droite, lors d’un en­traî­ne­ment), ne cache pas son in­ten­tion de sé­duire un gros in­ves­tis­seur. La proposition d’une wild card de cinq ans en di­rec­tion d’un club pa­ri­sien de la part des or­ga­ni­sa­teurs de l’Eu­ro­ligue pour­rait lui don­ner du grain à moudre.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.