« Elles se­ront évin­cées à la pre­mière ride »

Flo­rence Mon­trey­naud, his­to­rienne et fé­mi­niste

Le Parisien (Paris) - - Loisirs Et Spectacles - C. M.

« Quand nous di­sons mon ventre est à moi, c’est pour re­ven­di­quer le droit à l’avor­te­ment. Dire Mon corps est à moi, donc j’ai la li­ber­té de l’ex­hi­ber, c’est une per­ver­sion du dis­cours fé­mi­niste » , es­time l’his­to­rienne Flo­rence Mon­trey­naud, qui pu­blie­ra ses « Mé­moires fé­mi­nistes » à la ren­trée. « Ces ar­tistes portent leur corps dé­nu­dé comme un uni­forme, elles de­viennent in­ter­chan­geables. Et à part de rares ex­cep­tions comme Madonna, elles se­ront évin­cées à la pre­mière ride. Je veux bien voir dans dix ans où elles en se­ront avec leur pré­ten­due li­ber­té. Seules les vraies créa­trices se­ront en­core là. S’ac­com­plir en tant que femme, c’est trou­ver sa sin­gu­la­ri­té. Dans les mé­dias, plus une femme montre de peau, moins elle a de pou­voir. Les jour­na­listes sé­rieuses ne sont pas dé­nu­dées. Quand ces pop stars disent avoir le pou­voir, il ne s’agit que de pou­voir com­mer­cial. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.