« On­ne­peut que rire de tout »

Jé­ré­my Fer­ra­ri, hu­mo­riste

Le Parisien (Paris) - - Télévision Et Médias - S. M.

Les Noirs et les Blancs, les Arabes, les juifs et les chré­tiens, les mu­sul­mans, les jeunes, les vieux, les ma­lades ou en­core les han­di­ca­pés, mais aus­si les gé­no­cides de çà et là, les viols, la pé­do­phi­lie… Avec son hu­mour noir, Jé­ré­my Fer­ra­ri a sû­re­ment ta­pé sur tout et tout le monde. Et il ne conçoit pas les choses au­tre­ment. « On ne peut que rire de tout, c’est ab­surde de vou­loir in­ter­dire de rire d’un su­jet, es­time- til. Si on com­mence à dire qu’on ne peut plus rire des gé­no­cides, alors quoi ? On éta­blit une liste des mal­heurs du monde in­ter­dits ? Et pour­quoi tel ou tel ? Au­tant tout in­ter­dire à ce mo­ment, mon spec­tacle aus­si ! » Pour le jeune hu­mo­riste, la faute in­combe en par­tie à Dieudonné, qui « s’est ca­ché der­rière la li­ber­té d’ex­pres­sion et l’a sa­lie » avec pour con­sé­quence, « une mul­ti­pli­ca­tion des mon­tées au cré­neau d’as­so­cia­tions sans hu­mour, sans se­cond de­gré, et surtout sans poids qu’on écoute dé­sor­mais » . « Il faut vrai­ment se cal­mer, ça fait peur, pour­suit- il. On ne peut pas bâillon­ner les hu­mo­ristes. L’hu­mour, c’est le re­flet de la li­ber­té d’une so­cié­té. » Et d’ajou­ter, pré­ci­sant qu’il n’a pas écou­té les sketchs en cause : « Il y a tou­jours eu et il y au­ra tou­jours des mau­vais hu­mo­ristes, mais on ne peut pas tous les in­ter­dire pour au­tant. Ce se­rait cé­der à la mé­dio­cri­té. »

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