« J’ai l’im­pres­sion d’avoir ter­mi­né mon tra­vail »

Après treize ans à la tête de l’hô­tel de Ville, Ber­trand De­la­noë a pré­si­dé hier son der­nier Conseil de Pa­ris. Une séance qui se vou­lait consen­suelle.

Le Parisien (Paris) - - Le Journal De Paris - CHRISTINE HEN­RY

Der­nière séance avant les élec­tions mu­ni­ci­pales. Hier ma­tin, Ber­trand De­la­noë, le maire PS de la ca­pi­tale, a as­su­ré qu’il par­tait sans nos­tal­gie : « Je n’ai au­cune tris­tesse, j’ai plein de joie dans le coeur. Parce que cette ville mé­rite qu’on donne tout » , a as­su­ré l’édile, 63 ans, qui confie­ra les clés de l’Hô­tel de Ville à son suc­ces­seur le 6 avril pro­chain, après treize ans de man­dat.

Lors de cette séance dé­li­bé­ré­ment al­lé­gée, Ber­trand De­la­noë a sa­lué l’ac­tion des élus de la ma­jo­ri­té comme de l’op­po­si­tion. « Je suis fier de vous » , a- t- il lan­cé à l’hé­mi­cycle, après avoir ren­du un hom­mage ap­puyé à Ge­ne­viève Ber­trand, pré­si­dente ( UDI) de la com­mis­sion des re­la­tions in­ter­na­tio­nales qu’il a ac­com­pa­gnée lors de voyages à l’étran­ger. « J’ai été heu­reux de par­ta­ger avec vous cet amour de Pa­ris. »

Elu au Conseil de Pa­ris à l’âge de 26 ans

Ber­trand De­la­noë a éga­le­ment sa­lué ses pré­dé­ces­seurs de droite, Jacques Chi­rac ( RPR) et Jean Ti­be­ri ( UMP), ain­si que ses ad­ver­saires mal­heu­reux de 2001 et 2008, Phi­lippe Sé­guin, l’an­cien pré­sident de l’As­sem­blée na­tio­nale, et Fran­çoise de Pa­na­fieu. Le maire de la ca­pi­tale n’a pas ou­blié ceux qui, comme lui, vivent « l eurs der­niers i ns­tants… de conseiller de Pa­ris » . En­fin, il a eu une pen­sée pour les Pa­ri­siens qui l’ont conduit sur les marches de l’Hô­tel de Ville en 2001 et l’ont ré­élu haut la main en 2008.

« Je crois que je n’ai ja­mais rien re­çu de plus grand, de plus noble, de plus exi­geant » , a lan­cé le maire, élu pour la pre­mière fois au Conseil de Pa­ris en 1977, à 26 ans.

Elus de droite comme de gauche se sont le­vés à la fin du dis­cours du maire pour l’ap­plau­dir, à l’ex­cep­tion du pré­sident de la fé­dé­ra­tion UMP et dé­pu­té- maire du XVe, Phi­lippe Gou-

Une ma­jo­ri­té de Pa­ri­siens sou­haitent la vic­toire d’Anne, mais est- ce qu’ils iront tous vo­ter ?” Pour Ber­trand De­la­noë, l’abs­ten­tion se­ra l’en­jeu des mu­ni­ci­pales à Pa­ris.

jon, et de Fran­çois Le­bel, le maire UMP du VIIIe. La main sur le coeur, comme en 2001, lors de son ac­ces­sion à l’Hô­tel de Ville, Ber­trand De­la­noë a sa­vou­ré ce mo­ment tout en conte­nant son émo­tion, avant de le­ver la séance, d’un coup de cloche.

« J’ai l’im­pres­sion d’avoir ter­mi­né mon tra­vail, je me sens bien » , a- t- il confié au­tour d’un ca­fé par­ta­gé avec une ving­taine de jour­na­listes, dans les sa­lons de l’Hô­tel de Ville. Après avoir élu­dé la sem­pi­ter­nelle ques­tion sur son éven­tuelle en­trée au gou­ver­ne­ment, Ber­trand De­la­noë a évo­qué « l’après » avec sé­ré­ni­té.

« J’ai au­tant de force qu’à 40 ans » , a- t- il af­fir­mé en égre­nant ses projets im­mé­diats : quatre mois en Tu­ni­sie, où il a gran­di, des ba­lades dans Pa­ris et des voyages. Et ceux à ve­nir : des en­ga­ge­ments au­près d’ONG et des jeunes no­tam­ment. « Je ne suis pas an­gois­sé » , a- t- il as­su­ré.

( AFP/ Ber­trand Guay.)

Hô­tel de Ville ( IVe), hier. Ber­trand De­la­noë confie­ra les clés de la mai­rie à son suc­ces­seur le 6 avril.

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