« La rue de l’Arbre- Sec pié­tonne, ce se­rait sym­pa »

Sté­phane Alez­ra, gé­rant d’un bar- PMU

Le Parisien (Paris) - - Paris - PH. B.

« Ici, on ne parle pas po­li­tique car dès qu’on met ça sur le ta­pis, y a tou­jours des his­toires ! Donc, on cause foot et courses de che­vaux » , clame haut et fort Sté­phane Alez­ra, gé­rant du Long­champ, pe­tit bar- PMU si­tué rue de l’Ar­breSec ( Ier).

Moins de pro­blèmes d’in­sé­cu­ri­té

Que la po­li­tique soit un su­jet ta­bou au comp­toir ( où of­fi­cie éga­le­ment San­dra), n’em­pêche pas le pa­tron qui « vote à chaque élec­tion » , d’avoir ses opi­nions : « Glo­ba­le­ment, ce quar­tier où je tra­vaille de­puis 1988 s’est amé­lio­ré et il y a moins de pro­blèmes d’in­sé­cu­ri­té. » Cet homme de 47 ans se per­met aus­si de faire une sug­ges­tion au maire : « Il fau­drait rendre pié­tonne la rue de l’Arbre- Sec, ce se­rait plus sym­pa. » Bien que si­tué à mi- che­min entre les deux grands chan­tiers de l’ar­ron­dis­se­ment — les Halles et la Sa­ma­ri­taine —, l’éta­blis­se­ment ne souffre pas par­ti­cu­liè­re­ment des nui­sances in­hé­rentes aux tra­vaux : bruit, pous­sière…

« Nous sommes un peu en re­trait. Et puis les ou­vriers et les in­gé­nieurs de ces chan­tiers, c’est ma clien­tèle » , sou­ligne Sté­phane Alez­ra qui dé­clare tra­vailler « six jours sur sept, quinze heures par jour » . Qu’ils viennent prendre un ca­fé à 1 € au comp­toir ou dé­jeu­ner d’un « sand­wich ter­rine de cam­pagne au poivre vert et cor­ni­chons » à 5 €, les clients ap­pré­cient la bonne hu­meur du pa­tron qui n’hé­site pas à em­bras­ser les ha­bi­tués.

( LP/ Ph. B.)

Rue de l’Arbre- Sec ( Ier), le 24 jan­vier. Sté­phane Alez­ra, le pa­tron du Long­champ, re­çoit dans son éta­blis­se­ment aus­si bien des ou­vriers que des in­gé­nieurs.

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