« Ce­qui­me­rend­heu­reuse, c’estd’êtreu­tile »

Da­niel­leGoyet, mai­re­deSainte- Hé­lène- sur- Isère

Le Parisien (Paris) - - Politique - VINCENT MONGAILLARD

a com­mune vient d’être pro­mue Vil­lage fleu­ri, une pe­tite vic­toire qui per­met, comme tant d’autres, à ma­dame la maire de s’épa­nouir dans ses fonc­tions. « Le fleu­ris­se­ment, c’est comme un sou­rire qu’on offre aux ha­bi­tants pour leur rendre la vie plus agréable » , s’en­thou­siasme Da­nielle Goyet, qui tient les rênes, de­puis 2008, de Sainte- Hé­lène- sur- Isère ( Sa­voie), bour­gade de 1 200 ha­bi­tants à 10 km d’Al­bert­ville. « Ce qui me rend heu­reuse, c’est de rendre ser­vice et d’être utile, ça m’offre un cer­tain équi­libre » , sa­voure la pre­mière ma­gis­trate, âgée de 60 ans. Elle est ain­si fière d’avoir créé une gar­de­rie après les classes, ce qui per­met aux pa­rents qui tra­vaillent de ve­nir cher­cher leur pro­gé­ni­ture à l’école à 18 h 30 au lieu de 16 h 30. ve­nu me cher­cher, il y a dix- neuf ans, pour in­té­grer le conseil mu­ni­ci­pal, je me suis po­sé beau­coup de ques­tions. Je me de­man­dais : est- ce que j’en suis ca­pable ? » se sou­vient- elle. Quand elle s’est ins­tal­lée, il y a six ans, dans le fau­teuil de maire, elle a en­core fran­chi un pa­lier. « J’ai beau­coup ap­pris et je conti­nue à ap­prendre. Les ré­gle­men­ta­tions changent tout le temps. Dès qu’il y a des for­ma­tions pro­po­sées, no­tam­ment sur le bud­get, j’y vais. Je re­trouve le même état d’es­prit que lorsque j’étais étu­diante » , com­pa­ret- elle. Elle re­con­naît qu’on « peut tou­jours faire mieux » , qu’il y a « plein des choses qui ne sont pas par­faites » . « Mais quand on donne, on re­çoit beau­coup ! sou­ligne- telle. La ma­jo­ri­té des ha­bi­tants ne vont pas for­cé­ment me le dire, mais ils ap­pré­cient mon tra­vail. » L’heu­reuse élue n’est ce­pen­dant pas à l’abri de « gros coups de blues » . « On vient sou­vent se confier au maire. Mais on n’est pas for­cé­ment for­mé pour ab­sor­ber la dé­tresse des fa­milles, alors, for­cé­ment, on ra­mène un peu ça à la mai­son » , dé­crit- elle. Très ré­cem­ment, elle a aus­si fait face à une sa­crée dé­cep­tion. « Mon pre­mier ad­joint, en qui j’avais confiance, a dé­ci­dé de mon­ter une liste contre la mienne lors des pro­chaines mu­ni­ci­pales ! »

« J’ai beau­coup ap­pris et je conti­nue à ap­prendre » , ex­plique Da­nielle Goyet.

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