« C’es­tu­ne­pas­sion »

An­dréVeys­sière, mai­re­deDu­gny( Seine- Saint- De­nis) de­puis1989

Le Parisien (Paris) - - Politique - VINCENT MONGAILLARD

Les ad­mi­nis­trés l’ap­pellent Dé­dé plu­tôt que « Mon­sieur le maire » . A la tête de­puis un quart de siècle de Du­gny, ville de 11 000 ha­bi­tants de Seine- Saint- De­nis, An­dré Veys­sière, 76 ans, est, comme il dit, « un maire à l’an­cienne » . Un édile ( UMP) qui connaît et tu­toie ( presque) tout le monde.

« Cette fonc­tion, ça me porte, c’est une pas­sion. Mon ac­tion, ça me pousse à conti­nuer. Per­son­nel­le­ment, je sais que ce que je fais est bien et la po­pu­la­tion sait que je fais mon bou­lot » , vante l’élu qui brigue, le mois pro­chain, un cin­quième man­dat. « Je ne m’ac­croche pas à mon siège, mais j’ai une telle en­vie de réus­sir, je ne veux pas lais­ser un tra­vail in­ache­vé. Bon, peut- être pas jus­qu’à mon der­nier souffle… Il faut que le bon Dieu m’au­to­rise en­core six an­nées sup­plé­men­taires ! » sou­rit l’an­cien of­fi­cier de ré­serve de l’ar­mée de l’air. Il « donne soixante heures par se­maine » à sa com­mune pour une in­dem­ni­té men­suelle de 2150 €.

« Je suis heu­reux, même si ma ville est dif­fi­cile avec 76 % de lo­ge­ments so­ciaux. Je dois gé­rer une grosse pré­ca­ri­té dans mes ci­tés » , dé­crit ce « vieux gaul­liste » . vous avez peut- être échoué à cô­té avec dix autres. Mais au fi­nal, on y ar­rive mal­gré les dif­fi­cul­tés. Quand s’ouvre un grand chan­tier sur la com­mune, je vais voir les en­tre­pre­neurs et je leur de­mande : Pre­nez quelques gars de chez moi » , pré­ci­set- il. Sa der­nière « grande sa­tis­fac­tion » ? « Tous les jours, en France, on en­tend qu’on ferme une usine. Eh bien chez nous, il s’en construit une ac­tuel­le­ment, qui fa­bri­que­ra des pales » , se fé­li­cite- t- il. Il lui ar­rive « bien sûr » d’avoir « le mo­ral dans les chaus­settes » quand par exemple il s’ar­rache les che­veux avec « les ré­gle­men­ta­tions eu­ro­péennes » . « Mais j’ai tou­jours re­bon­di, rien ne me fait peur, je suis un op­ti­miste » , ré­pète- til. En re­tour de son in­ves­tis­se­ment, Dé­dé ap­pré­cie « l’es­time de la po­pu­la­tion » . « Mais la re­con­nais­sance, elle est dans les urnes, on le ver­ra lors du pre­mier tour le 23 mars… »

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