Tou­che­ru­ne­pen­sion ? Les­jeu­nesn’ycroient­plus

Se­lo­nun­son­da­geCe­cop- CSA, 67 % des Fran­çais in­ter­ro­gés sont tou­jours in­quiets pour leur fu­ture re­traite.

Le Parisien (Paris) - - Economie - BRU­NO MAZURIER

Qui l’eût cru ? Les jeunes n’ont ja­mais été aus­si in­quiets à pro­pos de leur re­traite. Se­lon la der­nière en­quête Ce­cop- CSA sur « les Fran­çais, l’épargne et la re­traite » pour le Cercle des épar­gnants*, 81 % des 18- 24 ans ma­ni­festent une pro­fonde in­quié­tude pour leurs fu­tures pen­sions. Loin de­vant leurs aî­nésde 25- 34 ans ( 69 % d’entre eux sont in­quiets) et de 35- 49 ans ( 73 %). Com­pa­ra­ti­ve­ment, ce sont les 50- 64 ans et les 65 ans et plus qui se montrent les moins in­quiets. A re­la­ti­vi­ser puisque le taux de per­sonnes in­quiètes dans ces tranches d'âges tourne au­tour de 60 %.

En réa­li­té, ce­la fait deux ans que l’an­xié­té des Fran­çais concer­nant leur re­traite reste à son plus haut ni­veau ( 67 %) de­puis la créa­tion du baromètre en 2006. Mal­gré la ré­forme de 2013 — al­lon­ge­ment de du­rée des co­ti­sa­tions no­tam­ment —, le fi­nan­ce­ment de leurs pen­sions reste même le su­jet de pré­oc­cu­pa­tion so­ciale nu­mé­ro un, de­vant l’as­su­rance ma­la­die, les com­plé­men­taires san­té, l’aide au lo­ge­ment, les al­lo­ca­tions chô­mage et la dé­pen­dance.

nLes Fran­çais sur­es­timent leur fu­ture re­traite

Moins sur­pre­nant, ce sont les ou­vriers et les em­ployés qui sont les plus sou­cieux ( res­pec­ti­ve­ment 72 % et 80 %) contre 54 % chez les commerçants et chefs d’en­tre­prise. Et 56 % par­mi les cadres su­pé­rieurs et les re­trai­tés eux- mêmes.

Autre en­sei­gne­ment, « les Fran­çais sur­es­timent le ni­veau de leurs fu­tures pen­sions » , sou­ligne le di­rec­teur du Ce­cop, Jé­rôme Jaf­fré. En moyenne, ils pensent conser­ver 70 % de leur re­ve­nu pro­fes­sion­nel. « Mais dans la réa­li­té, la dif­fé­rence se­ra en­core plus grande » , pré­vient le responsable du Ce­cop.

Sur­prise, ce sont les ca­té­go­ries po­pu­laires ( em­ployés, ou­vriers) qui éva­luent le plus jus­te­ment le mon­tant de leurs fu­tures re­traites, alors que les classes moyennes et les cadres su­pé­rieurs les sur­es­timent res­pec­ti­ve­ment d’une di­zaine et d’une quin­zaine de points. « Avec la crise, ce­la ex­plique pro­ba­ble­ment la baisse de l’ef­fort d’épargne pour pré­pa­rer sa re­traite » , pour­suit Jé­rôme Jaf­fré. Dé­but 2014, ils n’étaient plus que 51 % à dé­cla­rer vou­loir épar­gner, contre 59 % en 2010. Mais plus on est jeune, plus on est prêt à mettre de l’ar­gent de cô­té pour ses vieux jours : 57 % des 1824 ans veulent le faire, contre 27 % chez les 50- 64 ans ! * Réa­li­sée les 7 et 8 jan­vier au­près de 1 009 per­sonnes de plus de 18 ans.

57 % des 18- 24 ans se disent prêts à mettre de l’ar­gent de cô­té pour leurs vieux jours.

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