Une­loi­pour­mieux­res­ter­chez­soi

Le Parisien (Paris) - - Société - F. D.

C’ est une loi très at­ten­due dont le Pre­mier mi­nistre Jean- Marc Ay­rault doit ré­vé­ler les dé­tails en fin de ma­ti­née, lors d’un dé­pla­ce­ment à An­gers. Au­tant pré­ve­nir, il ne se­ra pas ques­tion des mai­sons de re­traite : cette par­tie- là de la loi d’adap­ta­tion de la so­cié­té au vieillis­se­ment est ré­ser­vée pour la deuxième par­tie du quin­quen­nat. Ce­pen­dant, ce pre­mier gros vo­let in­té­resse au moins au­tant les Fran­çais, puis­qu’il vise à leur per­mettre, dans un pre­mier temps, de vieillir le mieux pos­sible… chez eux. Deux mois de concer­ta­tion et plus de 80 réunions ont per­mis d’ar­rê­ter des me­sures qui se­ront pré­sen­tées au Par­le­ment en avril et adop­tées avant la fin de l’an­née.

L’ob­jec­tif se ré­sume à 3 A : an­ti­ci­pa­tion, adap­ta­tion, ac­com­pa­gne­ment. Il de­vrait no­tam­ment s’agir d’ai­der les se­niors à équi­per leur do­mi­cile pour y vieillir en toute sécurité. Mi­chèle De­lau­nay, la mi­nistre des Per­sonnes âgées et de l’Au­to­no­mie, est une fan in­con­di­tion­nelle de la do­mo­tique et des in­no­va­tions tech­no­lo­giques de la sil­ver éco­no­mie, dont ne bé­né­fi­cient au­jourd’hui que les per­sonnes âgées ai­sées. Il est aus­si ques­tion de re­va­lo­ri­ser l’aide per­son­na­li­sée à l’au­to­no­mie ( APA), à do­mi­cile, comme le ré­clament à cor et à cri les as­so­cia­tions.

nLes ai­dants de­mandent de l’aide

Cette aide fi­nan­cière que versent les con­seils gé­né­raux à leurs ad­mi­nis­trés dont le de­gré de dé­pen­dance est com­pris entre GIR 4 ( fra­giles) et GIR 1 ( très dé­pen­dants) ne leur per­met pas tou­jours de s’of­frir les ser­vices d’un auxi­liaire de vie quo­ti­dienne ou heb­do­ma­daire. Le reste à charge est im­por­tant et les pla­fonds d’heures d’aide très vite at­teints, ce qui fi­nit presque tou­jours par rendre l’en­trée en mai­son de re­traite in­con­tour­nable. Une autre forte de­mande du ter­rain vient en­fin des « ai­dants » , ces proches qui ef­fec­tuent à eux seuls des mil­liers d’heures d’as­sis­tance gra­tuite aux per­sonnes dé­pen­dantes. Bien qu’ils n’ob­tiennent pas de con­gés rémunérés « spé­cial ai­dant » , une aide au ré­pit se­rait la bien­ve­nue pour leur per­mettre de souf­fler.

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