Les pro­grès de la mé­de­cine re­tar­de­ront les gros pé­pins…”

Le Parisien (Paris) - - Société - FLO­RENCE DEGUEN

de très grosses dis­pa­ri­tés sur le ter­ri­toire… » Mieux vaut vieillir et de­ve­nir fra­gile dans les Pays de la Loire, où l’on compte 23 lits mé­di­ca­li­sés pour 100 oc­to­gé­naires, qu’en Hau­teNor­man­die ou ce ra­tio tombe à 11… sans que la po­pu­la­tion nor­mande soit plus épar­gnée par les ac­ci­dents cé­ré­braux ou les ma­la­dies de type Alz­hei­mer. L’Ile- deF­rance et le Pas- deCa­lais fi­gurent éga­le­ment tout en bas du ta­bleau. Et même dans les Pays de la Loire, les sexa­gé­naires ne sont pas à l’abri de mau­vaises sur­prises d’ici à vingt- cinq ans : c’est une des ré­gions où les pro­jec­tions dé­mo­gra­phiques montrent qu’il fau­dra ou­vrir le plus de lits, avec la ré­gion Rhône- Alpes et l’Ile- de- France. Les bien lo­tis d’au­jourd’hui ne sont donc pas for­cé­ment ceux de de­main… Même si la ré­gion pa­ri-

Ber­nard Las­ri, fon­da­teur de Cap Re­traite sienne se dis­tingue par des be­soins dans le rouge au­jourd’hui comme de­main.

nDes so­lu­tions al­ter­na­tives à trou­ver…

Alors, certes, il reste vingt- cinq ans pour construire et ou­vrir à tour de bras des mai­sons de re­traite mé­di­ca­li­sées… Sauf à s’at­te­ler, comme le gou­ver­ne­ment doit l’an­non­cer ce ma­tin ( voir ci- des­sous), à des so­lu­tions al­ter­na­tives pour évi­ter que l’Eh­pad soit la seule so­lu­tion pour fi­nir sa vie. « L’es­pé­rance de vie en bonne san­té va aug­men­ter, les pro­grès de la mé­de­cine re­tar­de­ront les gros pé­pins… » es­time le fon­da­teur de Cap Re­traite. « Mais il ne faut pas non plus s’illu­sion­ner, ce­la va aus­si aug­men­ter le temps de vie en mau­vaise san­té et on ne pour­ra ja­mais se pas­ser d’éta­blis­se­ments pour per­sonnes dé­pen­dantes. »

www. ca­pre­traite. fr/ etude. pdf.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.