« LesJeux, c’étaitl’ob­jec­tif »

Co­line Mat­tel, mé­daillée­de­bron­zeen­sau­tàs­ki

Le Parisien (Paris) - - Jeux olympiques D'hiver - RUSSKIE GOR­KI Pro­pos recueillis par D. C.

Elle ir­ra­die de bon­heur. Co­line Mat­tel, toute jeune mé­daillée de bronze, af­fiche son jo­li mi­nois. Na­tu­relle et dé­con­trac­tée, elle confie sa « grande fier­té » d’avoir pris part au pre­mier concours olym­pique de saut à ski fé­mi­nin. Votre deuxième saut était moins réus­si que le pre­mier. Vous êtes- vous cris­pée ? CO­LINE MAT­TEL. ( Hé­si­tante…) Non, ça s’est joué sur les deux sauts. C’est vrai que j’ai un peu moins bien réus­si le deuxième, mais le pre­mier n’était pas par­fait non plus. En fait, je me fiche des sauts que j’ai faits. ( Rires.) Je suis troi­sième, c’est trop co­ol. Le plai­sir doit être dé­cu­plé car votre sai­son n’a pas été fa­cile… Les Jeux, c’était l’ob­jec­tif de­puis le dé­but de sai­son. Ça fait hy­per long­temps que j’y pense et la mé­daille, je la vou­lais. De­puis quelque temps, c’est vrai que je saute un peu moins bien mais, là, j’étais confiante. Ça m’a joué des tours d’être trop sûre de moi et, par­fois, j’ai été su­per dé­çue car ça ne mar­chait pas comme je vou­lais. Cette fois, j’ai réus­si à me sur­pas­ser, c’est le prin­ci­pal. Le saut à ski est une dis­ci­pline très exi­geante… Ce qui a été dif­fi­cile et qui le reste, c’est de se faire mal à l’en­traî­ne­ment ou de­vant un plat de spa­ghet­tis. Je ne suis pas quel­qu’un qui perd fa­ci­le­ment du poids. Les ef­forts, c’est donc de moins man­ger, de sor­tir de table quand les en­traî­neurs se servent des as­siettes mons­trueuses. Pa­reil aux re­pas de fa­mille, on pré­fère al­ler se cou­cher plu­tôt que de res­ter de­vant le gâ­teau sans pou­voir en man­ger !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.