Cannes pour­suit son fes­ti­val

Cou­pede France, 8 e de fi­nale/ Cannes ( CFA)- Montpellier 1- 0

Le Parisien (Paris) - - Sports - CANNES ( ALPES- MA­RI­TIMES) De notre cor­res­pon­dant FLORIAN FIESCHI

Après Saint- Etienne au tour pré­cé­dent, la nou­velle vic­time des ama­teurs de Cannes ( CFA) s’ap­pelle Montpellier ( 1- 0 a. p). Comme au tour pré­cé­dent, les Su­distes se sont of­fert le scalp d’une équipe de Ligue 1. Tou­te­fois, cette fois, l’exer­cice des tirs au but n’a pas été né­ces­saire pour des Azu­réens to­ta­le­ment dé­com­plexés.

Au coup de sif­flet fi­nal, le pré­sident can­nois n’a pas pu re­te­nir ses larmes. « Oui, j’ai cra­qué parce que c’est tel­le­ment bon, ex­plique Ziad Fa­kh­ri. Ce sont des émo­tions qu’on ne gère pas et qu’on ne maî­trise pas ! Sin­cè­re­ment, je ne sa­vais que c’était pos­sible de vivre ce genre de truc à tra­vers le sport. Là, on sa­voure, on prend du plai­sir parce qu’on a vé­cu des mo­ments dif­fi­ciles ici à Cannes. »

« C’est magnifique, en­chaîne Belkacem Zo­bi­ri, unique bu­teur à une minute du terme de la deuxième pé­riode de la pro­lon­ga­tion. On fait du foot pour vivre ça. On est tout sim­ple­ment heu­reux… » De­vant la foule des mi­cros, le nu­mé­ro neuf de Cannes ne boude pas son plais ir­lors qu’ il s’agit de nar­rer son but dans un ves­tiaire qui a fait le plein : « J’étais fa­ti­gué avant l’ac­tion, mais il me res­tait un gramme de lu­ci­di­té pour mettre le bal­lon au fond. Et, là, le stade cha­vire… » Au mo­ment de re­prendre son souffle, le re­gard du bu­teur s’illu­mine à nou­veau.

Un autre homme heu­reux se trouve tout près de Zo­bi­ri. Il s’agit de Jean- Marc Pi­lor­get. Vain­queur de la Coupe de France à deux re­prises avec le PSG ( 1982, 1983), l’en­traî­neur de l’AS Cannes sait que l’ex­ploit est de taille : « Ce n’est pas don­né à tout le monde de sor­tir Troyes, Pla­ben­nec, Saint-Etienne , Montpellier… Il n’y a pas de ha­sard. Main­te­nant, on veut al­ler au bout d’un rêve qu’on s’est fixé de­puis un pe­tit mo­ment dé­jà. Mais c’est vrai qu’un quart de fi­nale, c’est géant pour un club de CFA ! On a fait quelque chose de grand. »

Ce­pen­dant, l’émo­tion reste me­su­rée pour Pi­lor­get, car il sait dé­sor­mais que le plus dur est peut- être à ve­nir : « Cette Coupe de Fran-

On veut al­ler au bout d’un rêve” Jean- Marc Pi­lor­get, en­traî­neur can­nois

ce en 1982, avec la vic­toire contre Saint- Etienne, c’est comme si c’était hier. Je m’en rap­pelle en­core, mais je ne parle pas de ça à mes joueurs parce que c’est quand même une époque qui date de l’an­ti­qui­té. »

Sauf que Pi­lor­get et ses hommes ont rat­tra­pé le temps per­du. Dans un ves­tiaire de­ve­nu in­can­des­cent, les Can­nois fêtent tous en­semble cette qua­li­fi­ca­tion. Une am­biance qui rap­pelle celle des grands mo­ments à la Boc­ca, alors que la der­nière qua­li­fi­ca­tion pour un quart de Coupe re­monte à 1992 : « Cannes est de re­tour, lance le pré­sident. Mais le club n’a ja­mais été mort. On est seule­ment en train d’écrire une nou­velle page d’his­toire. » Ren­dez- vous le 25 ou le 26 mars…

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( AFP.)

Stade de la Boc­ca ( Cannes), hier soir. La joie des Can­nois à l’is­sue de la ren­contre : après Saint- Etienne au tour pré­cé­dent, ils viennent d’éli­mi­ner une deuxième Ligue 1 d’af­fi­lée en bat­tant Montpellier.

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