L’Ile- Rousse, uneaf­faire de­fa­mille

Le Parisien (Paris) - - Sports - MAXIME BAR­BAUD

Ce soir, toute la Corse va vi­brer pour l’Ile- Rousse ( CFA 2), qui dé­fie Guin­gamp, à Ajaccio, en 8e de fi­nale de la Coupe de France. Une fa­mille se­ra par­ti­cu­liè­re­ment à l’hon­neur : les Me­noz­zi. Dans son onze de dé­part, l’Ile- Rousse compte en ef­fet trois frères. Il y a d’abord Do­mi­nique dit Dou­mé, 39 ans, ca­pi­taine et dé­fen­seur. Florent, 36 ans, est l’hé­roïque gar­dien de la séance des tirs au but contre Bor­deaux en 16e de fi­nale. Di­mi­tri, 23 ans, est le pe­tit der­nier de la fra­trie, dé­fens e u r c o mme l’aî­né. Ils ont tous sui­vi le che­min tra­cé par leur père, Pier­rot, 63 ans. Vé­ri­table pa­triarche en ma­tière de bal­lon rond, cet an­cien no 10 peut se tar­guer d’avoir été élu joueur du siècle de Corte, es­sen­tiel­le­ment en CFA 2.

Ce soir, c’est de­puis les tri­bunes, en­tou­ré de sa fa­mille et de ses amis qu’il vi­vra ce match. « Avoir trois fils dans la même équipe qui jouent un hui­tième de fi­nale de Coupe de France, ça ne doit pas ar­ri­ver sou­vent, plai­sante- il avec un brin de fier­té. C’est moi qui les ai ame­nés au foot. Ils se res­semblent dans la vie comme sur le ter­rain. Ils veulent ga­gner tout le temps. Ils sont ru­gueux, comme moi à mon époque. »

Des va­leurs de com­bats ap­pré­ciées sur l’île. En té­moigne la chaude am­biance de Mez­za­via, vé­ri­table arène à gla­dia­teurs, lors de la qua­li­fi­ca­tion contre Bor­deaux.

C’est avec ces ver­tus an­ces­trales que l’Ile- Rousse l’a em­por­té au tour pré­cé­dent. Après avoir ré­sis­té tout au long du match, les Ba­la­gnais ont ti­ré leur épingle du jeu lors de la séance des tirs au but. Pour­tant, Dou­mé Me­noz­zi, ré­pu­té comme le meilleur dé­fen­seur corse ama­teur, avait vu sa ten­ta­tive re­pous­sée par Car­ras­so. Heu­reu­se­ment, son gar­dien de frère a sau­vé la mise par deux fois.

« J’avais le coeur qui bat­tait fort mais je sa­vais que Florent al­lait sor­tir le pe­nal­ty. Tout le monde le di­sait et il l’a fait, cer­ti­fie le père. De­puis, Il y a des ban­de­roles par­tout et nous sommes très sol­li­ci­tés. » Une sou­daine et éphé­mère no­to­rié­té pas tou­jours simple à as­su­mer, surtout lors­qu’on est dis­cret par na­ture, comme le sont les Me­noz­zi. « Corte, c’est pe­tit. Il y a 7 000 ha­bi­tants et tout le monde se connaît, sou­ligne Pierre. Non, ce n’est pas fa­ti­gant, ils sont contents, ils en pro­fitent à fond. Guin­gamp, pour moi, c’est meilleur que Bor­deaux mais on va ga­gner avant les tirs au but, 2- 1. »

On va ga­gner avant les tirs au but, 2- 1”

Pierre Me­noz­zi, le père

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