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Top14/ Les pré­si­dentsde clubs sont­fu­rieux contre la Fé­dé­ra­tion Mou­radBoud­jel­lal, pré­si­dent­duRCTou­lon

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos recueillis par OLI­VIER FRAN­ÇOIS

porte nais) m’a po­sé la ques­tion et j’ai fi­na­le­ment es­ti­mé qu’en qualité de pro­prié­taire de la SASP RC Toulon, qui n’a au­cune mis­sion de ser­vice pu-

Cblic, Ma­thieu Bas­ta­reaud, dont j’as­sure la fiche de paie, de­vait être à sa dis­po­si­tion. Il semble que les pré­si­dents des grands clubs se fé­dèrent pe­tit à pe­tit… En­fin ! Moi, ça fait long­temps que je dé­nonce tout ça, qu’il est anor­mal que nous ne puis­sions pas uti­li­ser des joueurs que l’on paie. On ne peut plus conti­nuer comme ça. Ça va ex­plo­ser. Tou­louse est en­core moins bien lo­ti que vous avec quatre joueurs concer­nés… Oui. Et Tou­louse a pla­cé huit in­ter­na­tio­naux, en tout, en équipe de France, et ne peut pra­ti­que­ment plus comp­ter des­sus pen­dant tout le Tour­noi. C’est le club qui donne le plus de joueurs aux Bleus et on lui tape des­sus. Je ne sais pas pour­quoi, mais on veut tuer Tou­louse. On doit se trom­per de Rouge et Noir… ATou­lon, on a l’ha­bi­tude d’être la cible. Que dé­non­cez- vous ? Tout ce sys­tème. Ça ne fonc­tionne pas. Quelle en­tre­prise ac­cep­te­rait de don­ner des sa­la­riés à une autre en

Ça va ex­plo­ser”

e sont les ton­tons flin­gueurs, en ver­sion feuilleton. D’un cô­té, les pré­si­dents des grands clubs qui comptent sur leurs in­ter­na­tio­naux pour la 19e jour­née du Top 14 ce week- end. De l’autre, Phi­lippe SaintAn­dré, le sé­lec­tion­neur du XV de France, sou­te­nu par Pierre Ca­mou, le pré­sident de la Fé­dé­ra­tion fran­çaise de rug­by, qui de­mande de lais­ser au re­pos les douze joueurs ti­tu­laires à la fois de France - An­gle­terre ( 26- 24) et France - Italie ( 30- 10). Hier, Mou­rad Boud­jel­lal, le pré­sident de Toulon, qui pen­sait ini­tia­le­ment se plier à la conven­tion si­gnée entre la Ligue et la Fé­dé­ra­tion et se pri­ver de Ma­thieu Bas­ta­reaud, a chan­gé d’avis. Il a imi­té Jean- Re­né Bous­ca­tel, pré­sident de Tou­louse, qui lais­se­ra son en­traî­neur dé­ci­der. Pour­quoi avez- vous fait volte- face ? MOU­RAD BOUD­JEL­LAL. Ber­nard La

( NDLR : le ma­na­geur toulon- conti­nuant de les payer ? Et je vais plus loin : quand il y a un match in­ter­na­tio­nal, les joueurs sur la pe­louse sont payés par les clubs, nous de­vrions toucher une par­tie des re­cettes. Or nous n’avons rien ! Même pas deux places pour as­sis­ter au match ! Vous sen­tez- vous dé­fen­du par la Ligue na­tio­nale ? Non. Paul Goze, le pré­sident, est en fait un can­di­dat de la Fé­dé­ra­tion. Il vient du monde fé­dé­ral. Lors de son élec­tion, il était à éga­li­té avec Guazzini, et c’est Serge Blan­co et la Fé­dé­ra­tion qui l’ont fi­na­le­ment choi­si. Que faut- il chan­ger ? Le rug­by est gou­ver­né par des fé­dé­ra­tions qui ont à leur tête des pré­si­dents qui vivent comme des mi­nistres. Ils avaient jusque- là à leur botte des pré­si­dents de club qui bé­né­fi­ciaient d’avan­tages qui leur fai­saient ou­blier leurs car­rières ra­tées. Ils ne com­prennent pas la nou­velle gé­né­ra­tion de pré­si­dents pro­prié­taires. Ces gens sont tel­le­ment faux. En fait, il n’y a pas de va­leurs dans notre sport.

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