Cam­pa­gned’in­for­ma­tion­choc contre­cam­brio­la­ge­sen­hausse

Des mil­liers de flyers etdes cen­tai­nesd’af­fiches en­cou­ra­geant les Pa­ri­siens à com­po­ser le 17. C’est le plan mis en place pour lut­ter contre la hausse spec­ta­cu­laire des cam­brio­lages.

Le Parisien (Paris) - - Paris - CÉ­CILE BEAU­LIEU

Il fal­lait bien une opé­ra­tion­choc pour s’at­ta­quer à ce qui est de­ve­nu un fléau. Les cam­brio­lages qui ont aug­men­té de 26 % à Pa­ris en 2013 — une hausse su­pé­rieure à celle ob­ser­vée sur l’en­semble du ter­ri­toire —, sont dé­sor­mais la pré­oc­cu­pa­tion nu­mé­ro un du pré­fet de po­lice Ber­nard Bou­cault. Qui, même s’il consi­dère que la réa­li­té sta­tis­tique est su­jette à cau­tion, a dé­ci­dé de mettre les bou­chées doubles pour faire bais­ser les chiffres.

n1 780 ar­res­ta­tions grâce à la vi­déo…

De­puis quelques jours, pas moins de 15 000 flyers et 400 af­fiches grand for­mat ap­pe­lant cha­cun à la vigilance ont été, dis­tri­bués pour les uns et pla­car­dées, pour les autres, à tra­vers la ca­pi­tale. Un gy­ro­phare bleu, dans le­quel a été in­sé­rée l’image d’un im­meuble avec ces pré­co­ni­sa­tions : « Vous êtes vic­time ou témoin d’un cam­brio­lage, ap­pe­lez le 17. Votre ap­pel peut être dé­ter­mi­nant pour in­ter­pel­ler les cam­brio­leurs. Ayez les bons ré­flexes » .

Les des­ti­na­taires de ces af­fi­chettes ? « Les gar­diens d’im­meubles, bailleurs so­ciaux, pe­tits commerçants… Dé­taille- ton à la pré­fec­ture de po­lice. Tous ceux qui sont pré­sents dans leur quar­tier tout au long de la jour­née, et sont sus­cep­tibles d’ob­ser­ver ce qui s’y passe » . Quant aux af­fiches, elles ont été po­sées dans les halls d’im­meubles, de mai­ries, dans les hô­pi­taux, les com­mis­sa­riats : tous les lieux ac­cueillant le pu­blic.

« Au moindre bruit sus­pect, au moindre doute, il ne faut pas hé­si­ter à contac­ter le 17 po­lice se­cours, in­siste un com­mis­saire de la Dspap ( Di­rec­tion de la sécurité de proxi­mi­té de l’ag­glo­mé­ra­tion pa­ri­sienne). Le dé­lai de ré­ponse est de 30 se­condes maxi­mum et le cen­tral a une vi­sion glo­bale des ef­fec­tifs de po­lice, géo­lo­ca­li­sés, qui pa­trouillent dans la ca­pi­tale. Ceux qui sont les plus proches de l’adresse si­gna­lée sont im­mé­dia­te­ment di­ri­gés vers le lieu du cam­brio­lage, pour plus d’ef­fi­ca­ci­té. »

Res­tent, évi­dem­ment, les con­seils de bon sens : ver­rouiller sa porte, au lieu de la cla­quer, même pour une courte ab­sence, pré­ve­nir ses voi­sins ou son gar­dien en cas de dé­part en va­cances, fer­mer les fe­nêtres. « Le si­gna­le­ment im­mé­diat, via le 17, d’un cam­brio­lage, nous offre à peu près la seule chance d’in­ter­pel­ler en fla­grant dé­lit, sou­ligne- t- on à la Dspap. » Qui re­con­naît éga­le­ment l’uti­li­té des 1 000 ca­mé­ras im­plan­tées dans la ca­pi­tale : en 2013, 1 780 ar­res­ta­tions ont été ren­dues pos­sibles grâce à la vi­déo…

( DR.)

Voi­ci les af­fiches qui ont fleu­ri dans la ca­pi­tale.

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