Ils veulent tous pas­ser chez Ha­nou­na

Talk- show. De­puis so­nar­ri­vée surD 8, « Tou­che­pas àmon­poste » ( 18 h 10) at­tire des in­vi­tés bien au- de­là de la sphè­redes per­son­na­li­tés du­pe­tit écran.

Le Parisien (Paris) - - La Une - CHAR­LOTTE MOREAU

Pour lui, Cher fait la danse de l’épaule, Mu­riel Ro­bin boude « le Grand Jour­nal » et Syl­vie Tes­tud mime les ex­pres­sions « ha­leine de po­ney » ou « cul bor­dé de nouilles » ( lire ci- contre). Dou­ce­ment mais sû­re­ment, Cy­ril Ha­nou­na est en train de faire de « Touche pas à mon poste » un ren­dez- vous qui pèse chez les people en promo. De Pierre Ar­di­ti à Ju­lie De­par­dieu, de Va­lé­rie Lemercier à PPDA, de James Blunt à Jean- Luc Mé­len­chon, le talk- show de D 8 ( ce soir à 18 h 10) ra­tisse bien au- de­là de l’ac­tu té­lé à la­quelle il est théo­ri­que­ment consa­cré.

Pe­tite heb­do­ma­daire — ras­sem­blant 240 000 fi­dèles à ses dé­buts en 2010 sur France 4 — de­ve­nue quo­ti­dienne mil­lion­naire sur D 8, « TPMP » a élar­gi son spectre d’in­vi­tés en même temps que son au­dience et son temps d’an­tenne. « Quand vous pas­sez d’une à cinq émis­sions par se­maine, vous ne pou­vez pas tenir avec la qua­ran­taine d’ani­ma­teurs qui font l’ac­tua­li­té des mé­dias » , sou­ligne Ch­ris­tian Puech, pro­gram­ma­teur his­to­rique de l’émis­sion.

En­core fal­lait- il les faire ve­nir, les VIP ha­bi­tués au ca­na­pé rouge de Mi­chel Dru­cker, aux spots du « Grand Jour­nal » ou à l’arène d’ « Onn’est pas cou­ché » . « Au dé­but, on al­lait à la pêche » , re­con­naît Ch­ris­tian Puech. Au­jourd’hui, on ré­serve sa place un mois à l’avance. Si le car­net de bal connaît en­core des dé­con­ve­nues, comme l’an­nu­la­tion in ex­tre­mis de Cé­line Dion, épui­sée après un en­re­gis­tre­ment i nter­mi­nable pour France 2, les ar­tistes ont vite com­pris l’in­té­rêt qu’il y avait à frayer avec la bande de D 8, où on leur de­mande de rire d’eux- mêmes, mais pas de ré­pondre de leur tra­vail. Quitte à ce que mar­di soir, le chro­ni­queur ci­né­ma Christophe Car­rière, qui n’avait pas ai­mé le film des In­con­nus, ne soit pas pré­sent face à eux. Pour, de son propre aveu sur Twit­ter, « un sou­ci d’am­biance et l’en­vie qu’ils fassent une bonne émis­sion » . Prio­ri­té aux bonnes ondes.

« On n’est pas là pour cri­ti­quer, ré­sume Ch­ris­tian Puech, mais mieux vaut avoir du se­cond de­gré pour ve­nir. On se re­trouve avec une Cher, un

On n’est pas là pour cri­ti­quer”

Ch­ris­tian Puech, pro­gra­ma­teur de « Touche pas à mon poste » Pascal Obis­po ou une Syl­vie Var­tan qui se marrent de leurs looks ou de leurs chan­sons. Les hu­mo­ristes ne sont pas tou­jours les meilleurs clients ! C’est ça que je vends aux in­vi­tés : une émis­sion d’image, dont ils res­sortent sym­pa­thiques et qui crée une em­pa­thie avec eux n’exis­tant pas ailleurs. » Et quand Ri­chard Ber­ry ou Da­niel Au­teuil cherchent vi­si­ble­ment leurs marques, « TPMP » s’en amuse, en dif­fu­sant après coup les apar­tés entre les deux ac­teurs. Mieux vaut avoir du se­cond de­gré.

( LP/ Phi­lippe La­vieille.)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.