Pa­ra­doxe

Le Parisien (Paris) - - Le fait du jour - MAT­THIEU CROISSANDEAU mcrois­san­deau@le­pa­ri­sien.fr

On a les élus qu’on mé­rite… Ceux­là ne battent pas le pa­vé vê­tus de pro­bi­té can­dide et de lin blanc, ils ac­cu­mulent plu­tôt les sou­cis ju­di­ciaires. Mais ils dé­roulent leur cam­pagne sans com­plexes et se font par­fois même ré­élire haut la main. Avant d’être ju­gé cou­pable, on est certes in­no­cent. C’est, d’or­di­naire, après la condam­na­tion que les choses se compliquent. Sauf… en po­li­tique. Dans un pays où l’opi­nion pu­blique est prompte à crier : « Tous pour­ris ! » , ce n’est pas le moindre des pa­ra­doxes. Mais c’est ain­si : en France, au XXIe siècle, l’élec­tion au suf­frage uni­ver­sel reste une for­mi­dable ma­chine à la­ver le déshon­neur ou le ca­sier ju­di­ciaire. Et si le maire est un bon maire, qu’im­porte ses en­nuis. Dans le se­cret de l’iso­loir, l’hon­nê­te­té, la fran­chise, l’im­par­tia­li­té passent après. On a les élus qu’on mé­rite…

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