1 417si­gna­le­ments contre­la­po­lice

De­puis sep­tembre, les ci­toyens peuvent dé­non­cer di­rec­te­men­tau­près de la po­lice des po­lices d’éven­tuels abus des forces de l’ordre.

Le Parisien (Paris) - - Faits divers - STÉ­PHANE SELLAMI

Les pre­miers ré­sul­tats en­re­gis­trés par la plate- forme In­ter­net de l’Ins­pec­tion gé­né­rale de la po­lice na­tio­nale ( IGPN), la po­lice des po­lices, viennent d’être dé­voi­lés. Se­lon nos in­for­ma­tions, 1 417 si­gna­le­ments ont été en­re­gis­trés entre le 2 sep­tembre 2013 — date de son lan­ce­ment — et le 31 jan­vier der­nier.

Ce nou­vel ou­til, mis en place dans le cadre de la ré­forme de la po­lice des po­lices, per­met au pu­blic de sai­sir en ligne l’IGPN, de ma­nière non ano­nyme, en cas d’abus ou de dé­ra­page des forces de l’ordre.

nDe nom­breux dos­siers font l’ob­jet d’une en­quête

Sur ces 1 417 si­gna­le­ments, 12 % dé­non­çaient des comportements non adap­tés, 10 % des vio­lences illé­gi­times, tan­dis que 6 % concer­naient la gen­dar­me­rie. Cette ins­ti­tu­tion vient d’ailleurs de lan­cer sa propre pla­te­forme au mois de jan­vier.

« Vingt- cinq dos­siers ont été, pour l’heure, orien­tés vers la po­lice des po­lices, dé­taille une source proche de la di­rec­tion de l’IGPN. Quinze d’entre eux font l’ob­jet d’une en­quête ; six sont en cours de vé­ri­fi­ca­tion tan­dis que quatre étaient dé­jà en cours de trai­te­ment par nos ser­vices. » Tou­jours se­lon nos in­for­ma­tions, au to­tal, plus de 700 dos­siers de si­gna­le­ment ont pu être étu­diés avant d’être en­voyés vers d’autres ser­vices de po­lice pour « in­for­ma­tion ou at­tri­bu­tion » . En clair, il s’agit d’aler­ter les ser­vices de po­lice d’un éven­tuel pro­blème de fonc­tion­ne­ment en leur sein et, s’il est avé­ré, de le ré­soudre. Sur ces 700 dos­siers dé­jà pris en compte, 200 ont été trai­tés et 10 % ont ré­vé­lé « un man­que­ment » qui a fait l’ob­jet de « rap­pels ou de sanc­tions di­verses » .

« Nous sommes loin du tsu­na­mi en termes de dé­non­cia­tions an­non­cé par cer­taines or­ga­ni­sa­tions syn­di­cales po­li­cières, qui voyaient à tra­vers cette plate- forme un ap­pel à la dé­la­tion, pour­suit la même source. Cet ou­til per­met, avant tout, de ren­for­cer le lien entre la po­lice et la po­pu­la­tion en fai­sant toute la lu­mière, par­fois, sur des in­com­pré­hen­sions ou des idées re­çues. Par exemple, cer­tains in­ter­nautes ont sai­si la plate- forme pour dé­non­cer une per­qui­si­tion qui avait eu lieu sans man­dat. En France, la po­lice et la gen­dar­me­rie n’ont be­soin d’au­cun man­dat. »

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