« Pierre Ai­den­baum a sau­vé le mar­ché des En­fants- Rouges »

Oli­vier Fa­rao­ni, fleu­riste rue de Bre­tagne

Le Parisien (Paris) - - Paris - PH. B.

Crinière blonde fri­sée et lu­nettes fu­mées, Oli­vier Fa­rao­ni est un peu le Mi­chel Pol­na­reff des En­fants- Rouges ( IIIe). A dé­faut de pous­ser la chan­son­nette, cet homme né à Dran­cy ( Seine- SaintDe­nis) il y a 55 ans vend des fleurs sur le cé­lèbre mar­ché de la rue de Bre­tagne.

Di­vor­cé et père de deux en­fants, le fleu­riste an­nonce d’em­blée : « Je ne fais pas de po­li­tique. » Pour­tant, il sait gré au maire ( PS) ac­tuel, Pierre Ai­den­baum, d’ « avoir sau­vé le mar­ché » que son pré­dé­ces­seur, Jacques Dominati ( UDF), avait fait fer­mer avec l’in­ten­tion d’y construire un par­king. Fu­neste pro­jet contre le­quel les ha­bi­tants se mo­bi­li­sèrent et qui va­lut à Pierre Ai­den­baum de dé­cro­cher la mai­rie en 1995.

Ins­tal­lé au mar­ché des En­fantsRouges de­puis sa ré­ou­ver­ture à la fin des an­nées 1990, Oli­vier Fa­rao­ni a vu ar­ri­ver les trai­teurs qui ont fait de cet en­droit aty­pique la can­tine pré­fé­rée des bo­bos et des tou­ristes.

nDes pro­blèmes de sta­tion­ne­ment

Seul pro­blème, aux yeux du fleu­riste : « De­puis que la mai­rie a élar­gi les trot­toirs de la rue de Bre­tagne, les commerçants n’ont plus d’em­pla­ce­ment de­vant le mar­ché pour dé­char­ger la mar­chan­dise. Nous n’avons qu’une to­lé­rance d’un quart d’heure. Certes, nous bé­né­fi­cions d’une carte pour sta­tion­ner gra­tui­te­ment au­tour du square du Temple mais ce­la nous oblige à ti­rer les cha­riots de­puis là­bas et ça n’est pas pra­tique du tout. Alors for­cé­ment, si le maire pou­vait nous amé­na­ger des places pour dé­char­ger, ce se­rait mer­veilleux… »

( LP/ Ph. B.)

Rue de Bre­tagne ( IIIe), le 1er fé­vrier. Oli­vier Fa­rao­ni a vu ar­ri­ver les trai­teurs qui ont fait du mar­ché des En­fants- Rouges une can­tine pri­sée des bo­bos et des tou­ristes.

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