Le­sac­cu­sés, deux­fils adop­tif­sma­lai­més

Jo­han etAu­ré­lien, ju­gés de­puis une se­maine à Saint- Etienne pour le meur­trede leur mère adop­tive, ont dé­crit une fem­meaux deux vi­sages, mal­trai­tante avec eux et ai­mante avec leurs frère et soeur.

Le Parisien (Paris) - - Faitsdivers - SAINT- ÉTIENNE ( LOIRE) LOUISE COL­COM­BET

frap­pant avec un té­lé­vi­seur pour lui dé­ro­ber de l’ar­gent. Or la sa­coche d’An­nie, rem­plie d’ar­gent, a elle aus­si dis­pa­ru. Et puis, ils ont du mal à croire Jo­han, seul à vivre en­core à la ferme, lors­qu’il af­firme, n’avoir rien vu, rien en­ten­du. « Les gen­darmes me ré­pé­taient que c’est moi qu’on al­lait ac­cu­ser » , jus­ti­fie- t- il, pour expliquer qu’il ait, un temps, dit avoir aper­çu Au­ré­lien sur place ce ma­tin­là. Mais pour Yan­nick et Ade­line, sou­dés, leurs frères sont in­no­cents.

Qui de ce huis clos familial pour­rait donc être l’au­teur ? Ade­line se fait plus pré­cise, rap­pe­lant l’at­ti­tude étrange de son père, qui a re­fait sa vie avec une voi­sine un an tout juste après le drame. « Il m’a dit qu’Au­ré­lien avait avoué et que ses che­veux avaient été re­trou­vés sur place ! » ac­cuse- t- elle, à l’unis­son de Yan­nick, lui aus­si trou­blé que Ber­nard Toi­non ait af­fir­mé à sa fa­mille que ses fils « étaient cou­pables à 99 % » , évo­quant des em­preintes sur l’arme… alors même que les ré­sul­tats n’étaient pas connus. Pous­sé dans ses re­tran­che­ments par la dé­fense, qui évoque les pro­jets de sé­pa­ra­tion du couple Toi­non juste avant le drame, mais aus­si des dé­marches quant à l’hé­ri­tage, l’homme, mal à l’aise, s’agrippe au pu­pitre. « Je suis sûr de mes dé­cla­ra­tions, lâche- t- il. Sûr et cer­tain. » Le ver­dict est at­ten­du ce soir.

Saint- Etienne ( Loire), le 7 fé­vrier. Jo­han et Au­ré­lien

ont tou­jours nié les faits.

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