Der­nier­tes­ta­vant­le­grand­saut

Aquatre jours du­dé­pla­ce­men­tà Le­ver­ku­sen pour le 8e de fi­nale al­ler de la Ligue des cham­pions, Pa­ris doit se ras­su­rer.

Le Parisien (Paris) - - Sports - BER­TRAND MÉ­TAYER

C’est l’heure du der­nier vi­rage. Ce­lui que Pa­ris ne peut se per­mettre de mal né­go­cier avant d’abor­der la ligne droite vers un prin­temps glo­rieux. Mar­di, le PSG se dé­place à Le­ver­ku­sen pour le hui­tième de fi­nale al­ler de Ligue des cham­pions. L’ob­jec­tif le plus ex­ci­tant de la sai­son pa­ri­sienne. Le match où le club de la ca­pi­tale rêve de s’im­po­ser comme un nou­veau ca­dor eu­ro­péen. Mais avant, Pa­ris doit confir­mer son sta­tut de pa­tron hexa­go­nal. Car le nou­veau monstre n’est ja­mais ras­sa­sié. Ce soir, c’est Va­len­ciennes qui se pré­sente au Parc des Princes pour le mettre en ap­pé­tit. D’après Laurent Blanc, pas ques­tion de sau­ter un re­pas ou de faire ré­gime avant le fes­tin eu­ro­péen. « On at­tend Le­ver­ku­sen avec im­pa­tience mais la meilleure fa­çon de pré­pa­rer ce match, c’est de ne pas ra­ter ce­lui contre Va­len­ciennes, in­siste l’en­traî­neur pa­ri­sien. Ce sont deux com­pé­ti­tions dif­fé­rentes et on se doit d’abord de prendre trois points pour va­li­der notre match nul à Monaco ( 1- 1). »

On doit re­trou­ver de la fraî­cheur”

Laurent Blanc, en­traî­neur du PSG

Pa­ris a pris l’ha­bi­tude, de­puis le dé­but de la sai­son, de ne pas gal­vau­der ses ren­dez- vous avant les grandes agapes conti­nen­tales. Avec des équipes re­ma­niées qua­si­ment à chaque fois, les hommes de Thia­go Sil­va se sont tou­jours im­po­sés lors de l’ul­time sor­tie avant un duel de Ligue des cham­pions, ins­cri­vant vingt buts sans en en­cais­ser un seul lors de ces six ren­contres. Une ha­bi­tude qu’il se­rait de bon ton de confir­mer.

Mais la for­ma­tion pa­ri­sienne n’est plus, ac­tuel­le­ment, le rou­leau com­pres­seur qui fai­sait ré­gner la ter­reur sur les pe­louses de Ligue 1 lors de la pre­mière par­tie de sai­son. A l’ex­cep- tion d’une éli­mi­na­tion en 16es de fi­nale de la Coupe de France contre Mont­pel­lier ( 1- 2), Pa­ris n’a pas payé trop cher ce re­lâ­che­ment en 2014 — trois vic­toires, deux nuls en cham­pion­nat et deux suc­cès en Coupe de la Ligue —, mais Laurent Blanc re­con­naît que son groupe tra­verse une pé­riode dé­li­cate. « On a conscience qu’on peut s’amé­lio­rer, mais on ne doute pas » , glisse- t- il. S’il as­sume le contre­coup phy­sique d’une grosse pré­pa­ra­tion ef­fec­tuée à Do­ha ( Qa­tar) lors du stage hi­ver­nal, l’en­traî­neur avance une autre explication. « Il y a un peu de fa­tigue men­tale et on doit re­trou­ver de la fraî­cheur, re­con­naît l’an­cien sé­lec­tion­neur. C’est dû à la ré­pé­ti­tion des matchs, au fait de de­voir tout le temps cher­cher la vic­toire. Mais c’est une si­tua­tion qui ne touche pas que notre équipe et on ne se plaint pas. On est pré­pa­ré pour ce­la. Cette pé­riode est im­por­tante car s’il n’y a rien à ga­gner, il y a beau­coup à perdre. » Ce soir au Parc des Princes, Ibra­hi­mo­vic et ses co­équi­piers peuvent dé­jà mon­trer la voie à suivre.

Les Pa­ri­siens moins do­mi­na­teurs ces der­niers temps, se doivent de confir­mer, ce soir, contre Va­len­ciennes, leur sta­tut de pa­trons de la Ligue 1 avant d’abor­der le ren­dez- vous de Ligue des cham­pions mar­di.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.