Pour quoi Mi­ckey se met au sport

Le parc Dis­ney­land Pa­ris ac­cueille pen­dant trois jours la deuxième édi­tion de­la Lea­ders Cup

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - ÉRIC MI­CHEL ( AVEC J. L.)

Avec la Ligue de bas­ket nous avons une culture com­mune, celle des Etats- Unis”

Thier­ry Pe­dros, di­rec­teur des par­te­na­riats de Dis­ney­land Pa­ris

Marne- la- Val­lée ( Seine- et- Marne), hier. Blake Schilb, An­drew Al­bi­cy ( Pa­ris- Le­val­lois,

à gauche) et Pas­cal Don­na­dieu ( en­traî­neur de Nan­terre) s’ac­cordent un mo­ment de dé­tente au parc Dis­ney­land avant le dé­but du tour­noi d’au­jourd’hui.

Im­pos­sible de les confondre avec les sept nains… Les géants du bas­ket fran­çais, is­sus des huit meilleures équipes de la phase al­ler de Pro A, dis­putent jus­qu’à di­manche la deuxième édi­tion de la Lea­ders Cup ( non qua­li­fi­ca­tive pour l’Eu­rope) à Dis­ney­land Pa­ris. Avant le dé­but de la com­pé­ti­tion cet après- mi­di, les huit équipes ont dé­fi­lé hier dans les al­lées du Parc, pris en pho­to par des tou­ristes in­ca­pables de les iden­ti­fier. « Une com­pé­ti­tion dans un en­droit que le monde en­tier connaît, c’est gé­nial se fé­li­cite Gre­gor Beu­gnot, le coach du Pa­ris- Le­val­lois. Le bas­ket est le seul sport à avoir cette chance. Et le bas­ket fran­çais est le seul en Eu­rope à l’avoir : tout le monde en est ja­loux. L’Eu­ro­ligue veut la même chose. »

Pour un coût de pro­duc­tion d’en­vi­ron 1 M€ par­ta­gé entre la Ligue na­tio­nale et le lieu tou­ris­tique le plus fré­quen­té du Vieux Conti­nent sont liés par un par­te­na­riat en­ta­mé l’an der­nier qui court jus­qu’en 2017. « Dis­ney­land donne une autre di­men­sion à cette com­pé­ti­tion dé­jà im­por­tante, ad­met Vincent Col­let, le sé­lec­tion­neur de l’équipe de France et coach de Stras­bourg. Ça in­té­resse plus de monde. Nos Amé­ri­cains ont en­core plus en­vie de ga­gner. » Le bas­ket semble y trou­ver son compte. 12 000 spec­ta­teurs vont rem­plir l’Are­na pen­dant trois jours. « On est en avance en termes de rem­plis­sage, dit Alain Bé­ral, le pré­sident de la LNB. On a un peu per­du fi­nan­ciè­re­ment l’an der­nier mais on a ga­gné en image. Et on s’est fait connaître d’un autre pu­blic. »

Dis­ney­land Pa­ris y gagne aus­si pour presque les mêmes rai­sons. « Lorsque la Ligue de bas­ket est ve­nue nous voir, ex­plique Thier­ry Pe­dros, le di­rec­teur des par­te­na­riats, nous avons dit ban­co car nous avons le même pu­blic, familial. Nous avons une culture com­mune, celle des Etats- Unis. Nous sommes en outre en­ga­gés dans un grand pro­jet nu­tri­tion­nel. Nous as­so­cier au sport et trans­mettre par ce biais à nos vi­si­teurs qu’il faut en faire est donc fon­da­men­tal à nos yeux. C’est im­por­tant aus­si de mon­trer notre sa­voir- faire en ma­tière d’or­ga­ni­sa­tion. »

De­puis son ou­ver­ture il y a vingt­deux ans, le parc d’at­trac­tions a plu­sieurs fois ac­cueilli des com­pé­ti­tions spor­tives : deux dé­parts d’étape du Tour de France dans les an­nées 1990 et l es Mon­diaux d’hal­té­ro­phi­lie en 2011. « Nous ne sommes fer­més à au­cun sport, ni à au­cune pro­po­si­tion pour or­ga­ni­ser un autre évé­ne­ment, pour­suit Thier­ry Pe­dros. Si on nous appelle, nous ne di­rons donc pas non d’em­blée. Nous ré­flé­chi­rons. » Spon­so­ri­ser une équipe ne fait pas par­tie de la stra­té­gie de l’en­tre­prise, mais ac­cueillir de l’évé­ne­men­tiel spor­tif, pour­quoi pas… « A condition qu’elle s’au­to­fi­nance, or­ga­ni­ser une ma­ni­fes­ta­tion spor­tive autre que la Lea­ders Cup n’est pas ex­clu, conti­nue le pa­tron des par­te­na­riats du site, même si rien n’est pour l’ins­tant pro­gram­mé. Je pense par exemple à des com­pé­ti­tions de beach soc­cer, de bad­min­ton et pour­quoi pas de hand­ball. Notre seul sou­ci est d’ordre tech­nique et tient à la ca­pa­ci­té d’ac­cueil de notre Are­na en toile qui a ses li­mites. » Ain­si le parc au­rait été ap­pro­ché pour ac­cueillir le tour­noi de ju­do de Pa­ris pen­dant la du­rée des tra­vaux à Ber­cy. Im­pos­sible : les six ta­ta­mis ré­gle­men­taires pou­vaient en­trer, mais pas le pu­blic. Mi­ckey ne peut pas tout…

( DR/ Ar­naud Se­vaux, LNB.)

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