Quelles soi­rées mau­dites !

Pro­grammes. C’est de­ve­nu une ha­bi­tude à la té­lé­vi­sion : chaque chaîne pos­sè de une case mau­dite, un jour oùs es au­diences sont ré­gu­liè­re­ment en berne. Ex­pli­ca­tions.

Le Parisien (Paris) - - Télévision Et Médias - CHAR­LOTTE MO­REAU

Il y a des jours comme ça. Où tout se ligue contre vous, la concur­rence, les cir­cons­tances et le ca­len­drier, pour vous em­pê­cher de ti­rer votre épingle du jeu. Une « case mau­dite » , toutes les chaînes en ont une.

nTF 1 : le ven­dre­di

TF 1 sous les 4 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs, ça n’arrive pas tous les jours, et quand c’est le cas, c’est gé­né­ra­le­ment le ven­dre­di soir, où la chaîne se fait mordre les jar­rets par la case reine de M 6, la sé­rie amé­ri­caine poids lourd ( « NCIS » , « Ele­men­ta­ry » , « Un­der the Dome » ) . Ce qui ne marche pas. La va­rié­té « à la pa­pa » type « Ce soir on chante Piaf » , qui a som­bré de­vant 3,5 mil­lions de cu­rieux il y a un mois. Et la plu­part des soi­rées uniques comme le lan­ce­ment an­nuel de « Se­cret Sto­ry » , pas as­sez fé­dé­ra­trices. Une tra­di­tion que la chaîne pour­rait d’ailleurs ne pas re­con­duire pour la sai­son 8 du jeu d’en­fer­me­ment. Ce qui marche. L’im­pé­rial « KohLan­ta » , so­lide au­tour de 7 mil­lions. Et dans une moindre me­sure toutes les « marques » ins­tal­lées ( « Mas­ter­Chef » , « The Best » , « les En­fants de la té­lé » , « Qui veut ga­gner des mil­lions » ) , qui per­mettent à la Une de sauver les meubles.

nF­rance 2 : l’ac­cess prime time

La chaîne a chan­gé de pa­tron il y a quatre mois à cause d’elle. L’avant« 20 Heures » est l’Eve­rest des di­rec­teurs des pro­grammes de France 2, qui cherchent à res­tau­rer la fi­dé­li­té des té­lé­spec­ta­teurs. Ce qui ne marche pas. Les best of d’ « On n’de­mande qu’à en rire » ou l’ac­ci­dent in­dus­triel « Jus­qu’ici tout va bien » , pas­sés tous deux sous le de­mi- mil­lion de cu­rieux l’au­tomne der­nier. Ce qui marche. Laurent Ru­quier… du temps d’ « On a tout es­sayé » , et de ses 20 % de part d’au­dience en 2007. L’ani­ma­teur peut- il en­core en rê­ver, aux com­mandes de sa tâ­ton­nante « Emission pour tous » ?

nF­rance 3 : le lun­di

C’est le soir où le sort s’acharne contre France 3 : les fic­tions fran­çaises de TF 1 ( « Clem » , « Jo­sé­phine » … ), les té­lé­réa­li­tés de M 6 ( « L’amour est dans le pré » , « Top Chef » … ) et les sé­ries étran­gères de France 2. Avec ses do­cu­men­taires, la Trois rem­plit sa mis­sion de ser­vice pu­blic mais va au casse- pipe. Ce qui ne marche pas. La men­suelle de Laurent Ba­zin, les thé­ma­tiques so­cié­tales ( vio­lences conju­gales…) Ce qui marche… à peu près. La cui­si- ne avec Ju­lie An­drieu, les do­cu­men­taires historiques, qui frôlent les 10 % de part de mar­ché.

nM 6 : le sa­me­di

Lé­gen­daire au temps de la « Tri­lo­gie du sa­me­di » ( « X- Files » , « Buf­fy » , « Alias » … ), la toute pre­mière case sé­ries de M 6 a per­du sa sin­gu­la­ri­té avec la mul­ti­pli­ca­tion de l’offre sur les autres chaînes, TNT en tête. Ce qui ne marche pas. Le tout- ve­nant po­li­cier, « Wes et Tra­vis » , « Blue Bloods » ou « The Glades » . Ce qui marche. Les en­quêtes de « Ha­waii 5- 0 » , seules à émer­ger au- des­sus des 3 mil­lions de fi­dèles.

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