En­core une tem­pête sur la Bre­tagne

Les Bre­tons doivent une nou­velle fois af­fron­ter une tem­pête. Celle-ci est la plus forte au ni­veau des vents. Hier soir, au moins 100 000 per­sonnes étaient pri­vées d’élec­tri­ci­té.

Le Parisien (Paris) - - La Une - HÉ­LÈNE HAUS

Le scé­na­rio se ré­pète en­core et en­core. Une nou­velle tem­pête bap­ti­sée Ul­la a dé­fer­lé sur la Bre­tagne hier. Des ra­fales de 140 km/h ont souf­flé du­rant l’après­mi­di et cette nuit sur les côtes du Fi­nis­tère. La tem­pête de­vait se dé­pla­cer vers la Manche, en Basse-Nor­man­die, ce ma­tin, puis vers le nor­dest du pays. Des vents de 90 km/h de­vraient tou­cher le Nord-Pas-deCa­lais dans la jour­née.

Le Fi­nis­tère, les Côtes-d’Ar­mor, le Mor­bi­han et la Manche ont été pla­cés, hier, en vi­gi­lance orange aux vents vio­lents. « C’est la plus forte tem­pête au ni­veau des vents de­puis le dé­but de l’an­née. Elle est cau­sée par une dé­pres­sion très creuse qui cir­cule sur l’Ir­lande. Dans le Fi­nis­tère, on pré­voit des ra­fales de 120 km/h », sou­li­gnait, au dé­but de la tem­pête. Fré­dé­ric Na­than, pré­vi­sion­niste chez Mé­téo France.

A Ca­ma­ret-sur-Mer (Fi­nis­tère), des ra­fales de 157 km/h ont été en­re­gis­trées dans l’après-mi­di. Dans le dé­par­te­ment, le pont de l’Iroise, qui re­lie les com­munes du Re­lecq-Ke­rhuon et Plou­gas­tel-Daou­las, a été fer­mé à la cir­cu­la­tion en mi­lieu de jour­née.

n Les

tran­sports très per­tur­bés

« Le vent souffle fort, c’est très im­pres­sion­nant ! Sur la côte, l’eau passe par-des­sus les voi­tures. Les gens sont ve­nus ob­ser­ver le spec­tacle au ca­fé », ra­con­tait, en fin d’après-mi­di, Er­wan, em­ployé dans un bar du lit­to­ral du Re­lecq-Ke­rhuon. Les dé­par­te­ments du Fi­nis­tère, de la Loire-At­lan­tique, du Mor­bi­han et de la Manche ont d’ailleurs été pla­cés en vi­gi­lance orange aux risques de vagues-sub­mer­sion.

Le tra­fic aé­rien a été per­tur­bé dans la ma­jo­ri­té des aé­ro­ports bre­tons comme à Brest, Rennes, Quim­per ou Lo­rient, où la plu­part des vols ont été an­nu­lés. De nom­breux avions, qui de­vaient at­ter­rir dans la ré­gion, ont été dé­rou­tés vers l’aé­ro­port de Nantes At­lan­tique.

Du cô­té des trains, Des arbres et branches tom­bant sur les voies dès l’après-mi­di, la SNCF a ju­gé plus pru­dent d’in­ter­rompre le tra­fic hier soir entre Brest et Rennes, où ont été arrêtés les TGV en pro­ve­nance de Pa­ris. Les pas­sa­gers blo­qués de­vaient pas­ser la nuit dans des TGV trans­for­més en trains-lits. Dans d’autres villes, comme Saint-Brieuc, où les trains sont aus­si res­tés en gare, des voya­geurs ont été hé­ber­gés pour la nuit dans un gym­nase. Près de 2 000 voya­geurs qui ont dû être pris ain­si charge. Hier soir, au moins 100 000 foyers étaient pri­vés d’élec­tri­ci­té, prin­ci­pa­le­ment dans le Fi­nis­tère et les Côtes-d’Ar­mor.

Ul­la a éga­le­ment ap­por­té son lot de pré­ci­pi­ta­tions. Le Fi­nis­tère, le Mor­bi­han, l’Ille-et-Vi­laine et la Loire-At­lan­tique ont en­core une fois été pla­cés en vi­gi­lance orange aux risques d’inon­da­tion. Mais les Bre­tons vont en­fin pou­voir dis­po­ser d’un peu de ré­pit. « La se­maine pro­chaine va être beau­coup plus calme, sou­ligne Fré­dé­ric Na­than. Il y au­ra en­core quelques per­tur­ba­tions, mais au­cune tem­pête de pré­vu. Tant mieux, car la Bre­tagne n’en peut plus. »

n Un

hier soir au large d’Oues­sant. Alors qu’il se trou­vait sur un ba­teau de croi­sière, la mer agitée l’a fait lour­de­ment chu­ter.

oc­to­gé­naire est mort

(Photopqr/ « Ouest France ».)

L’île Tu­dy (Fi­nis­tère), hier. Des ra­fales at­tei­gnant jus­qu’à 157 km/h ont ba­layé les côtes bre­tonnes.

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