Plus d’un Fran­çais sur cinq veut sanc­tion­ner Hollande

Le Parisien (Paris) - - Politique - DI­DIER MICOINE

vis de gros temps pour la gauche. A cinq mois des élec­tions mu­ni­ci­pales, le son­dage exclusif BVA réa­li­sé pour l’émission « CQFD-i > té­lé » et notre jour­nal confirme l’avance de la droite et pointe la vo­lon­té chez un quart des élec­teurs de sanc­tion­ner le gou­ver­ne­ment à l’oc­ca­sion de ce scru­tin. Certes, se­lon cette en­quête, 74 % des per­sonnes in­ter­ro­gées dé­clarent qu’elles vo­te­ront sur des en­jeux lo­caux en mars. Ce­la pour­rait ras­su­rer — un peu — l’exé­cu­tif qui, compte te­nu de l’im­po­pu­la­ri­té de Fran­çois Hollande, n’a bien en­ten­du au­cun in­té­rêt à une na­tio­na­li­sa­tion du scru­tin.

Elle doit en re­vanche s’in­quié­ter du ré­sul­tat sui­vant : par­mi les 25 % de Fran­çais qui ont l’in­ten­tion de vo­ter en mars sur des en­jeux na­tio­naux, la qua­si-to­ta­li­té (22 %) en­tend sanc­tion­ner l e gou­ver­ne­ment. Et ils ne sont que… 3 % à sou­hai­ter sou­te­nir le chef de l’Etat. Lors des mu­ni­ci­pales de 2008, ca­la­mi­teuses pour Ni­co­las Sar­ko­zy, le rap­port entre vote-sanc­tion et

Avote de sou­tien était net­te­ment moins dé­fa­vo­rable (res­pec­ti­ve­ment 23 % contre 16 %), ana­lyse-ton à l’ins­ti­tut BVA. Bref, cette en­quête conforte les craintes des di­ri­geants de la ma­jo­ri­té quant à une forte abs­ten­tion de l’élec­to­rat de gauche. « Le dé­fi­cit de mo­bi­li­sa­tion de ces der­niers risque d’être très im­por­tant puisque per­sonne ou presque (8 %) ne pré­voit de vo­ter pour sou­te­nir le pré­sident, 86 % en­vi­sa­geant leur vote uni­que­ment en fonc­tion d’en­jeux lo­caux, ana­lyse Gaël Sli­man, di­rec­teur de BVA Opi­nion. A l’in­verse, le de­gré d’en­ga­ge­ment des sym­pa­thi­sants de droite est net­te­ment plus fort puisque 40 % d’entre eux pré­voient de vo­ter avant tout pour sanc­tion­ner Hollande. »

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droite pro­gresse, le Front na­tio­nal re­cule

Autre en­sei­gne­ment de l’en­quête BVA : bien qu’il ne s’agisse pas d’in­ten­tions de vote mais de « sou­haits de vic­toire » dans sa ville, le son­dage donne l’avan­tage à la droite. Sans prendre en compte les Fran­çais vou­lant choi­sir une liste sans éti­quette, l’UMP et les cen­tristes (UDI et Mo­Dem), avec 44 %, de­vancent de 3 points la gauche (41 %). Signe d’une dé­mo­bi­li­sa­tion sup­plé­men­taire des élec­teurs de Fran­çois Hollande, seule une mi­no­ri­té (46 %) des ha­bi­tants de com­munes di­ri­gées par des maires de gauche sou­haitent la vic­toire d’une liste de gauche, alors que 40 % d’entre eux disent sou­hai­ter une vic­toire de la droite.

Et le FN ? Cré­di­té de 15 %, le Front na­tio­nal est en très net re­cul par rap­port aux en­quêtes pré­cé­dentes (il était à 22 % en no­vembre 2013), mais reste à un ni­veau éle­vé pour des mu­ni­ci­pales.

En 2008, l e par­ti l epé­niste n’avait ob­te­nu que 2 % des voix sur le plan na­tio­nal. A l’époque, le Front, en pleine crise après son échec à la pré­si­den­tielle et aux lé­gis­la­tives de 2007, n’avait pu pré­sen­ter que 82 listes dans l’en­semble du pays. Son­dage pour i>té­lé-« le Pa­ri­sien »-« Au­jourd’hui en France » réa­li­sé les 13 et 14 fé­vrier 2014 au­près d’un échan­tillon de 981 per­sonnes re­pré­sen­ta­tif de la po­pu­la­tion fran­çaise âgée de 18 ans et plus. Mé­thode des quo­tas.

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