Coups de feu sur l’au­to­route A 12

Le Parisien (Paris) - - Faits Divers - ROC­QUEN­COURT (YVE­LINES) JU­LIEN CONSTANT

Une fu­sillade a écla­té, hier ma­tin sur l’au­to­route A 12, à hau­teur de Roc­quen­court, entre deux groupes de jeunes qui sor­taient du Pa­cha Club, une dis­co­thèque de Lou­ve­ciennes (Yve­lines). Deux jeunes gens, âgés de 22 et 23 ans, ont été très lé­gè­re­ment bles­sés à une jambe et un bras.

Vers 5 heures du ma­tin, deux al­ter­ca­tions ont lieu sur le par­king de la boîte de nuit. « Il n’y a eu au­cun coup échan­gé », pré­cise une source proche de l’en­quête. Les po­li­ciers sont in­ter­ve­nus, à deux re­prises à quelques mi­nutes d’in­ter­valle, à la de­mande de l’éta­blis­se­ment pour sé­pa­rer un groupe qui se dis­pu­tait avec deux autres groupes. Se­lon la ver­sion li­vrée par les vic­times qui ont es­suyé les tirs, leur voi­ture a été prise en chasse par un autre vé­hi­cule. A hau­teur d’un échan­geur au­to­rou­tier, les pour­sui­vants ont ou­vert le feu sur la voi­ture avec un fu­sil à pompe. La lu­nette ar­rière a vo­lé en éclats sous l’ef­fet de la dé­charge de plomb. « Les forces de l’ordre ont re­trou­vé des traces de 20 im­pacts sur la voi­ture », ajoute la même source.

Les vic­times, tous ori­gi­naires de Pa­ris et de Saint-Man­dé (Val-de-Marne), se sont ré­fu­giées dans une gen­dar­me­rie avant d’être en­ten­dus au com­mis­sa­riat de Guyan­court. « Ils étaient pas­sa­ble­ment éner­vés, sou­ligne une autre source proche de l’af­faire. On ne sait pas en­core les rai­sons de cette que­relle. Mais il n’est pas im­pos­sible que ce soient ces jeunes gens qui aient cher­ché la ba­garre. »

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in­co­hé­rences dans le ré­cit

Les en­quê­teurs de la sû­re­té dé­par­te­men­tale des Yve­lines sont char­gés de l’en­quête. Ils vont ten­ter d’iden­ti­fier le ou les ti­reurs. Mais ils ont re­le­vé bon nombre d’in­co­hé­rences dans le ré­cit des vic­times.

Le Pa­cha Club est une ins­ti­tu­tion dans le monde de la nuit des Yve­lines. Deux mille per­sonnes fré­quen- tent l’éta­blis­se­ment tous les soirs. Une clien­tèle va­riée consti­tuée ma­jo­ri­tai­re­ment de jeunes mais aus­si de no­tables, de fonc­tion­naires et de gens d’âge mûr. Les forces de l’ordre ne re­lèvent que peu de pro­blèmes et presque ja­mais de vio­lence. Seuls deux faits ont été re­cen­sés de­puis le dé­but de l’an­née. En 2013, tren­te­trois faits ont été dé­cla­rés au com­mis­sa­riat, des vols dans les ves­tiaires, des ivresses ma­ni­festes et des ou­trages aux forces de l’ordre lors des contrôles rou­tiers. « Des ca­mé­ras sur­veillent l’in­té­rieur de l’éta­blis­se­ment et le ser­vice de sé­cu­ri­té y est très ef­fi­cace », sou­ligne un po­li­cier.

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