« En Espagne, des agents se sont ga­vés sur mon dos »

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile-de-france -

A San­tan­der, Pe­nel se re­trouve « pié­gé » mal­gré lui : « Quand j’ai si­gné, la somme était trois fois in­fé­rieure à ce qui était pré­vu. » Après des dé­buts en ré­serve, il in­tègre le groupe pro, 6e de Li­ga à l’époque. « En Espagne, des agents se sont ga­vés sur mon dos, je me suis fait es­cro­quer. Le mo­ral en avait pris un coup et j’ai dû re­par­tir de zé­ro », confie-t-il. Après une sai­son à Dieppe en CFA 2, il n’évo­lue que deux mois avec Au­ber­vil­liers (alors en CFA 2) : « Je ne me suis pas adap­té. » Pe­nel reste en­suite plu­sieurs mois sans jouer avant de si­gner en foot en­tre­prise à la BNP. « On voya­geait en TGV, les condi­tions étaient top », se sou­vient ce­lui qui avait même été pres­sen­ti pour in­té­grer l’équipe de France de la ca­té­go­rie, « mais ça ne s’est pas fait pour des rai­sons ad­mi­nis­tra­tives ». tour (129 km) à scoo­ter, as­sure-t-il. C’était la ga­lère. Le soir, je pre­nais le vent. » S’il s’im­pose en­suite en Na­tio­nal (21 matchs) et signe un contrat fé­dé­ral qui lui per­met de trou­ver un appartement à Saint-Ra­phaël, il re­fuse de le pro­lon­ger. « Je ne de­man­dais pas le sa­laire d’Abar­do­na­do (ex-OM) ou de Scar­pel­li (at­ta­quant ve­dette) mais au moins de quoi vivre dé­cem­ment, ex­plique-til. J’ai peut-être ra­té quelque chose, mais j’ai ma di­gni­té. J’ai pré­fé­ré re­ve­nir en ré­gion pa­ri­sienne pour au moins voir ma fille, Mae­lys, qui a 6 ans. Avec mon bou­lot et mon pe­tit fixe à Ville­momble, j’arrive à m’en sor­tir. »

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