Aba­lo dé­fie ses com­plices du Bar­ça

Ligue des cham­pions (phase de poules)/ Barcelone (Esp) - PSG

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile-de-france - STÉ­PHANE BIAN­CHI

n Presque « Avec Ni­ko et Tchouf’ (NDLR : le sur­nom de So­rhain­do), on est de la gé­né­ra­tion 8-4. On s’est ren­con­trés à 16 ans, lors de notre pre­mier stage en équipe de France jeunes et on a gran­di en­semble. A chaque stage, on se res­sort d’ailleurs des anec­dotes sur ce par­cours com­mun. A ce mo­ment-là, au­cun d’entre nous n’au­rait osé ima­gi­né ce qui al­lait suivre. Au­jourd’hui, ce sont bien plus que des co­équi­piers. Je les adore, ce sont des gars avec qui je ne me suis ja­mais pris la tête. C’est sen­ti­men­tal. Ça peut être dif­fi­cile à com­prendre, mais dès qu’il leur arrive quelque chose de bien, je suis heu­reux pour eux. »

Il y a trois se­maines, ils étaient bras des­sus, bras des­sous, dra­pés de leur maillot bleu et pa­rés du plus beau des mé­taux à cé­lé­brer, dans la fer­veur da­noise, le troi­sième titre eu­ro­péen de l’équipe de France. Cet après-mi­di (16 h 15), Luc Aba­lo d’un cô­té, Ni­ko­la Karabatic et Cédric So­rhain­do de l’autre (tous 29 ans) se­ront face à face au Pa­lau Blau­gra­na de Barcelone. Le pre­mier dé­fen­dra les couleurs du PSG, les deux autres celles du Bar­ça, lors d’un match au som­met du groupe C de Ligue des cham­pions à la sa­veur for­cé­ment par­ti­cu­lière pour l’ai­lier pa­ri­sien.

quinze ans d’ami­tié

n In­sé­pa­rables « J’ai en­core en tête la cé­lé­bra­tion de la mé­daille après la fi­nale de l’Eu­ro… Il n’y a au­cun mot pour dé­crire la fier­té que j’ai d’avoir pu

en bleu

leur sau­ter dans les bras au­tant de fois et d’avoir par­ta­gé tous ces sou­rires avec eux. Ces mo­ments d’eu­pho­rie, ça fait un mo­ment qu’on les par­tage tous les trois. Et on ne s’en lasse pas. Pour le mo­ment, on ne se rend pas bien compte, mais lors­qu’on se po­se­ra, après notre der­nier match, je pense qu’on se di­ra « c’est quand même pas mal ce qu’on a fait en­semble ! » Quand ils ar­rê­te­ront, j’arrêterai aus­si. On a com­men­cé en­semble et on fi­ni­ra en­semble. Moi, en tout cas, je ne me vois pas jouer sans eux en équipe de France. » n Face- « Quand on joue les uns contre les autres, on fait at­ten­tion à jouer dans

à-face res­pec­tueux

le bon es­prit, à ne pas se fi­ler de mau­vais coups. Même si on fait un sport de contact, ce sont des gars à qui je n’ai pas en­vie de faire de mal. Moi, je ne crois pas à cette théo­rie qui dit que, pen­dant un match, tu n’as plus d’amis. Mais, en re­vanche, les af­fron­ter me donne en­core plus en­vie de ga­gner. C’est comme quand tu fais un jeu de so­cié­té en fa­mille. Ce n’est pas parce que tu joues contre ton père ou ta mère que tu vas les lais­ser ga­gner. Tu es com­pé­ti­teur, tu veux prou­ver que tu es le meilleur. Après, il y a les chiffres. His­to­ri­que­ment, le Bar­ça est le club nu­mé­ro 1, ce­lui qui do­mine l’Eu­rope et est le plus ti­tré de l’his­toire (8 Ligues des cham­pions). Nous, au PSG, on vient d’ar­ri­ver. On a de grands joueurs, le po­ten­tiel pour de­ve­nir une grande équipe… mais, sta­tis­ti­que­ment, ils sont meilleurs que nous. Alors, pour le mo­ment, la meilleure chose à faire est de se taire et de prou­ver ! »

(9e jour­née) Barcelone (Esp) - PSG. De­main, 16 h 15 : Di­na­mo Minsk (Ukr) - Me­ta­lurg Skopje (Mac) ; 18 heures : Var­dar Skopje (Mac) - Thun (Sui).

1. Barcelone, 15 pts ; 2. PSG, 11 ; 3. Me­ta­lurg, 9 ; 4. Var­dar, 8 ; 5. Minsk, 4 ; 6. Thun, 1. Les quatre pre­miers qua­li­fiés pour les 8es de fi­nale.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.