Aux ori­gines de « Star

Ex­po­si­tion. La Cité du ci­né­ma, à Saint-de­nis, ac­cueille vrais ro­bots, casques mou­lés, des­sins pré­pa­ra­toires. Une plon­gée au coeur de la sa­ga.

Le Parisien (Paris) - - Loisirs Et Spectacles -

«Star Wars » jus­qu’à plus soif. Sauf qu’on n’est ja­mais désal­té­ré avec la sa­ga qui puisse aus­si pro­fon­dé­ment dans les ga­laxies les plus loin­taines que dans la psy­ché la plus té­né­breuse, par-de­là le bien et le mal. Le space ope­ra en six épi­sodes de George Lu­cas — en at­ten­dant le sep­tième (lire en­ca­dré page ci-contre) de­puis que les droits de la li­cence ont été ven­dus à Dis­ney — vient d’être in­té­gra­le­ment re­dif­fu­sé sur M 6. Le musée des Arts dé­co­ra­tifs a ras­sem­blé les jouets et les in­nom­brables pro­duits dé­ri­vés en 2012. Et la Cité du ci­né­ma ex­pose à par­tir d’au­jourd’hui les vrais décors, cos­tumes, casques, robes et des­sins pré­pa­ra­toires des films.

Peut-on en­core ap­prendre quelque chose de neuf sur Han So­lo, Dark Va­dor, la prin­cesse Leia et les autres ? Pour les ma­niaques ab­so­lus, peut-être pas. Pour tous les autres, oui. Dé­mons­tra­tion à tra­vers quelques exemples choi­sis dans cette ex­po­si­tion de concep­tion canadienne. n Yo­da Par­mi les trou­vailles les plus émou­vantes de George Lu­cas, les acry­liques de Ralph McQuar­rie, un illus­tra­teur de gé­nie qui a conçu les per­son­nages et dont les pein­tures en elles-mêmes rendent cette ex­po­si­tion sin­gu­lière. Ou en­core Joe Johnston, col­la­bo­ra­teur du maître pen­dant vingt-sept ans, qui a créé les pre­mières images de Yo­da. Le plus cé­lèbre des maîtres Je­di y ap­pa­raît à tra­vers les nom­breux stades de sa créa­tion, du nain de jar­din ini­tial à la créa­ture my­tho­lo­gique qu’il est de­ve­nu, pas en un jour, mais en de mul­tiples es­sais. Et ses yeux ? Ce sont ceux du gé­nie de la phy­sique Al­bert Ein­stein.

a les yeux d’Ein­stein

n R2-

D2 et son nain, la prin­cesse Leia et ses seins

L’ex­po­si­tion grouille d’anec­dotes. On y dé­couvre le mo­dèle de la prin­cesse Leia et la pu­di­bon­de­rie de l’Amé­rique, sur­tout dans les an­nées 1970. Pas de contre-ré­vo­lu­tion hip­pie dans « Star Wars », bien au contraire : les pro­duc­teurs consi­dé­rant que Leia avait un dé­col­le­té trop pro­fond, ses seins étaient com­pri­més et même col­lés à l’in­té­rieur du bi­ki­ni grâce à un in­gé­nieux sys­tème. Quant à R2-D2, le pe­tit ro­bot, il abri­tait un nain pour l’ani­mer. n Des A l’écran, tout pa­raît trop par­fait. Ici, sur les casques des com­bat­tants de l’Em­pire, la pein­ture est écaillée. Ces ma­chines de guerre fu­tu­ristes y gagnent énor­mé­ment en hu­ma­ni­té. « Star Wars » y ap­pa­raît dans son grand théâtre, avec des pe­tites mains pour coudre les robes de Padmé ou re­peindre les ac­ces­soires abî-

casques d’époque

més. Les clins d’oeil au­to­bio­gra­phiques de George Lu­cas nour­rissent aus­si la lé­gende : l’ex­po­si­tion montre le bo­lide du jeune Luke Sky­wal­ker, dont les bandes bleues et ar­gen­tées imitent celles de la voi­ture de sport que condui­sait le réa­li­sa­teur dans sa jeu­nesse.

n De

quel cô­té de la Force es-tu ?

Les ados, mais pas seule­ment, s’es­saie­ront à trou­ver leur bon pro­fil et

(Lp/fré­dé­ric Du­git.)

La te­nue de pi­lote de Luke Sky­wal­ker. Se­bul­ba, l’en­ne­mi du pe­tit Ana­kin lors de la course de mo­dules du pre­mier épi­sode, « la Me­nace fan­tôme ». Saint-De­nis (Seine-Saint-De­nis), le 3 fé­vrier. Les fans ne man­que­ront pas d’al­ler ad­mi­rer les ma­quettes d’époque, comme celle de cette X-Wing.

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