27 chan­ceux au concert privé des Stones

Evé­ne­ment. Jag­ger et sa bande ré­pé­taient hier dans le plus grand se­cret à Bon­dy. Ils ont convié une poi­gnée de vei­nards.

Le Parisien (Paris) - - Loisirs Et Spectacles - MI­CHEL VA­LEN­TIN

Le 14 fé­vrier a beau être la SaintVa­len­tin, c’est plu­tôt un gros ca­deau de Noël qu’ont fait hier les Rol­ling Stones à 27 de leurs fans les plus en­dur­cis : un peu plus d’une heure de concert in­time dans le studio Pla­net Live, à Bon­dy (Sei­neSaint-De­nis). Une ul­time ré­pé­ti­tion avant un concert la se­maine pro­chaine à Abu Dha­bi (Emi­rats arabes unis). « J’étais là de­puis le ma­tin, ra­conte un fan. Vers 14 h 30, un membre de l’en­tou­rage des Stones est sor­ti, et nous a tous écrit un nu­mé­ro au mar­queur sur la main. A cette heu­re­là, nous n’étions que 27. Tous sont ren­trés, pas ceux ar­ri­vés plus tard. » n Clas­siques Bien que le tech­ni­cien leur ait an­non­cé qu’ils n’au­raient droit d’as­sis­ter qu’à « trois ou quatre chan­sons », c’est bien à la qua­si-in­té­gra­li­té d’un vrai show qu’ont eu droit les heu­reux élus, à la moyenne d’âge plu­tôt éle­vée, ra­re­ment au des­sous de la qua­ran­taine. « En plus, on nous a dit qu’on pou­vait se lais­ser al­ler, s’en­thou­siasme en­core le por­teur du nu­mé­ro 10. On était tous sur une ram­barde, et Mick Jag­ger nous a dit à un mo­ment don­né de nous cal­mer, en ri­go­lant, puis plus sé­rieu­se­ment ! »

En­trés en plein mi­lieu de « Doom and Gloom », nou­veau­té ex­traite de la ré­cente com­pi­la­tion « Grrr ! », les fans, aux anges, ont eu droit aux clas­siques, tels « Miss You », « Midnight

et ra­re­tés

Ram­bler », « Paint it Black », « Tum­bling Dice », « Hon­ky Tonk Wo­men » ou « Sym­pa­thy for the De­vil », mais aus­si au beau­coup plus rare « Sil­ver Train », ra­re­ment joué ces der­nières an­nées. « Keith Richards (NDLR : gui­ta­riste) a aus­si chan­té ses deux mor­ceaux, Slip­ping Away et Be­fore They Make Me Run, mais c’est sur­tout Mick Tay­lor (NDLR : deuxième gui­ta­riste des Stones, entre 1969 et 1974) qui m’a im­pres­sion­né. On a beau le sur­nom­mer le Pan­da, parce qu’il a beau­coup gros­si, son tou­cher reste tou­jours aus­si fluide », sou­ligne un ad­mi­ra­teur qui se frotte en­core les yeux à la sor­tie.

« Qu’est-ce que vous vou­lez que je vous dise ? ré­sume Jeanne, ve­nue plu­sieurs jours d’af­fi­lée avant de dé­cro­cher le pré­cieux sé­same. Comme on dit, it’s on­ly rock’n’roll, mais ce sont les Stones les meilleurs, et il faut ab­so­lu­ment al­ler les voir sur scène ! »

(Lp/ar­naud Jour­nois.)

Bon­dy (Seine-Saint-De­nis), hier. Mick Jag­ger Ron Wood Char­lie Watts et Keith Richards sont ar­ri­vés vers 15 heures.

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