L’Ins­ti­tut Pasteur deBan­gui fonc­tionne en­core

Le Parisien (Paris) - - Politique -

Un jo­li parc en­tou­ré de grands arbres où flotte le dra­peau fran­çais : mal­gré les évé­ne­ments en Cen­tra­frique, l’Ins­ti­tut Pasteur de Ban­gui est tou­jours ou­vert. L’éta­blis­se­ment au­rait pu ra­pa­trier son per­son­nel, mé­de­cins et vi­ro­logues. Mais son di­rec­teur, Mir­dad Ka­zan­ji, s’y est re­fu­sé : « Notre centre conti­nue à fonc­tion­ner pour suivre et dé­tec­ter d’éven­tuels agents pa­tho­gènes dans les po­pu­la­tions de dé­pla­cés et dans les camps de re­fu­giés. Le la­bo­ra­toire re­çoit quo­ti­dien­ne­ment des pré­lè­ve­ments pour des per­sonnes bles­sées aux com­bats, ou de la part d’hu­ma­ni­taires et de mi­li­taires pré­sents sur place. » Un travail de four­mi qui a per­mis à l’Ins­ti­tut Pasteur de diag­nos­ti­quer ra­pi­de­ment une épi­dé­mie de rou­geole et d’aler­ter l’Or­ga­ni­sa­tion mon­diale de la san­té, qui a mis sur pied un pro­gramme de vac­ci­na­tion. Dans son la­bo­ra­toire de re­cherches clas­sé haute sé­cu­ri­té, l’éta­blis­se­ment pos­sède des souches ex­trê­me­ment conta­gieuses, dont le vi­rus Ebo­la. Pas ques­tion que ce­la tombe en de mau­vaises mains. Un dé­ta­che­ment de sol­dats fran­çais sur­veille les lieux nuit et jour. « Mais si des as­saillants pé­nètrent sur le site, un dis­po­si­tif de des­truc­tion du la­bo se­ra ac­tion­né » , pré­vient la di­rec­tion du centre. F. G

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.