« Il­ne­faut­pas­se­fai­reu­ne­mon­ta­gne­deZ­la­tan »

EmirS­pa­hic, dé­fen­seur­cen­tral­duBayerLe­ver­ku­sen

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par A. J.

Par­ti de Mont­pel­lier du­rant l’été 2011, Emir Spa­hic a connu un par­cours agi­té. Pen­dant un an et de­mi, il a joué au FC Séville, confron­té à une si­tua­tion fi­nan­cière pré­caire. Prê­té à l’Anz­hi Ma­kha­ch­ka­la en fé­vrier 2013, il a su re­bon­dir, quatre mois plus tard, au Bayer Le­ver­ku­sen, où il a re­trou­vé la sta­bi­li­té. Comment ju­gez- vous le PSG ? EMIR SPA­HIC. Cette équipe, com­po­sée de grands joueurs, pos­sède un coach ex­cep­tion­nel. J’adore Laurent Blanc. Il se­ra dif­fi­cile pour nous de pas­ser, mais nous n’avons rien à perdre. Tout est pos­sible. Le­ver­ku­sen craint- il cet ad­ver­saire ? Nous n’avons pas peur. Per­son­nel­le­ment, je connais beau­coup de joueurs pa­ri­siens. C’est une grosse ma­chine. Dans notre ves­tiaire, on parle souvent du PSG. Mais nous al- lons tout faire pour nous im­po­ser à la BayArena, afin de gar­der nos chances en vue du match re­tour. Vous al­lez avoir la charge d’Ibra­hi­mo­vic. Que vous ins­pire- t- il ? Tech­ni­que­ment, il est sen­sa­tion­nel. En plus, il est ra­pide. Ce ne se­ra pas simple de l’af­fron­ter. Ce n’est pas la peine de se prendre la tête. Il ne faut pas se faire une mon­tagne de Zlatan ni de Pa­ris. Quel est votre ob­jec­tif pour le match al­ler ? L’idéal se­rait de s’im­po­ser sans concé­der de but. Un suc­cès 1- 0 ou 2- 0 consti­tue­rait un for­mi­dable ré­sul­tat. Le Bayer Le­ver­ku­sen est as­sez mé­con­nu. A quoi res­semble ce club ? Le club est bien or­ga­ni­sé et par­fai­te­ment struc­tu­ré. Il fonc­tionne comme une pe­tite fa­mille. Ici, il ne manque rien. Il y a beau­coup de jeunes joueurs dans l’ef­fec­tif. On est deuxièmes en Bun­des­li­ga. Au pre­mier tour de la Ligue des cham­pions, on a fi­ni de­vant Do­netsk et la Real So­cie­dad. Ça montre notre ni­veau. A quoi pou­vez­vous pré­tendre d’ici à la fin de sai­son ? On cherche sur­tout à fi­nir sur le po­dium en cham­pion­nat afin de nous qualifier di­rec­te­ment pour la pro­chaine Ligue des cham­pions. A titre per­son­nel, vous avez pas mal bou­gé de­puis votre dé­part de Mont­pel­lier, voi­ci deux ans et de­mi… J’ai vé­cu une belle ex­pé­rience à Séville, où j’ap­pré­ciais le jeu pra­ti­qué.

Le Bayer fonc­tionne comme une pe­tite fa­mille”

Mais le club était confron­té à de gros sou­cis éco­no­miques. A l’Anz­hi, c’était un peu n’im­porte quoi. On s’en­traî­nait à Mos­cou et nous al­lions à Ma­kha­ch­ka­la uni­que­ment pour dis­pu­ter nos matchs. Lorsque les di­ri­geants de Le­ver­ku­sen m’ont contac­té, je n’ai pas hé­si­té un seul ins­tant, car je sa­vais qu’il s’agis­sait d’un club per­for­mant, am­bi­tieux et équi­li­bré. Je ne me suis pas trom­pé.

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