LePSG­pren­du­ne­le­çon

Li­gue­des­cham­pions( pha­se­de­poules)/ Barcelone( Esp) - PSG38- 28

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - BARCELONE ( ESPAGNE) De notre en­voyé spé­cial STÉ­PHANE BIAN­CHI

« Je tiens à re­mer­cier Xa­vier ( NDLR : Pas­cual) pour m’avoir ar­ra­ché le pre­mier et seul sou­rire de la jour­née ! » A l’ex­cep­tion de la mal­adresse du coach de Barcelone, qui a in­vo­lon­tai­re­ment dé­truit les pan­neaux pu­bli­ci­taires à son ar­ri­vée en confé­rence de presse, Phi­lippe Gardent n’avait pas le coeur à rire hier. Trois jours après la dé­con­ve­nue à Sé­les­tat ( 32- 32) et la perte du fau­teuil de co­lea­der de D 1, le PSG a en ef­fet de nou­veau pris un ter­rible coup de mas­sue en su­bis­sant, face à un Bar­ça d’une autre caste que la sienne, sa pire hu­mi­lia­tion de­puis son pas­sage sous pa­villon qa­ta­rien ( 38- 28).

Les 6 702 spec­ta­teurs du Pa­lau Blau­gra­na — soit la meilleure af­fluence de­puis deux ans — ve­nus as­sis­ter au choc de la 9e jour­née de Ligue des cham­pions ont, comme tout le clan pa­ri­sien, for­cé­ment eu la désa­gréable sen­sa­tion que le PSG n’avait, pour l’heure, que son nom à op­po­ser aux plus grands clubs de la pla­nète. « On était ve­nus pour voir comment se si­tuer au plus haut ni­veau face à la meilleure équipe d’Eu­rope, souffle Gardent. On a eu la ré­ponse sèche : il nous reste en­co- re beau­coup de travail. Par­fois, on a eu l’im­pres­sion d’être des ca­dets tant on s’est fait châ­tier. »

Ja­mais, à l’ex­cep­tion des trois pre­mières mi­nutes, le cham­pion de France n’a pu ne se­rait- ce que ri­va­li­ser avec son ad­ver­saire. Un 8- 0 pas­sé avant même le pre­mier quart d’heure ( 8- 4, 12e), en­chaî­né avec un 8- 1 fa­tal ( 17- 6, 26e) ont, avant même le re­pos, tué tout sus­pense sur le sort fi­nal de la meilleure at­taque de France, in­ca­pable d’ins­crire plus de neuf buts en pre­mière pé­riode ( 19- 9).

Nous ne sommes pas en­core une équipe”

Phi­lippe Gardent, coach du PSG

Les plus op­ti­mistes pour­ront re­te­nir que le PSG a ar­ra­ché le nul sur la deuxième pé­riode ( 19- 19), mais ce­la ne suf­fit pas à mas­quer une évi­dence que dé­sor­mais nul, même pas Phi­lippe Gardent, n’ose nier. « Nous ne sommes pas en­core une équipe, confirme le coach. On n’a pas cette har­mo­nie. Là, on est dans le dur, c’est in­dis­cu­table. Par­fois, on a de bonnes phases. Mais après avoir fait deux pas en avant, on en fait trois en ar­rière. Ce qui m’in­quiète, c’est que ça ne vient pas, ça traîne. »

Il de­vient pour­tant urgent de trou­ver la so­lu­tion au pro­blème. Car, avec ce qu’il montre de­puis dé­cembre, Pa­ris est bien mal par­ti pour conser­ver son titre de cham­pion de France et at­teindre le Fi­nal Four de la Ligue des cham­pions dont il rê­vait en dé­but de sai­son.

Ar­bitres : MM. Gje­ding et Han­sen. Spec­ta­teurs : 6 702.

Nod­des­bo ( 5 buts), J. Gar­cia ( 3 dont 1 pen.), To­mas ( 10 dont 2 pen.), En­trer­rios ( 3), So­rhain­do ( 3), Sar­mien­to ( 2), Ari­no ( 3), Ru­ten­ka ( 5 dont 1 pen.), Mor­ros ( 1), Karabatic ( 3). Pas­cual.

Me­lic ( 1), A. Gar­cia ( 5), Vo­ri ( 3), Aba­lo ( 3), Han­sen ( 1), Nar­cisse ( 4), Hon­ru­bia ( 1), Ko­pl­jar ( 2), Mti­ma ( 5), Bo­ji­no­vic ( 3). Gardent.

( 9e jour­née). Di­na­mo Minsk ( Blr) - Me­ta­lurg Skopje ( Mac) ; Var­dar Skopje ( Mac) - Thun ( Sui).

1. Barcelone (+ 1 match), 17 pts ; 2. PSG (+ 1), 11 ; 3. Me­ta­lurg, 9 ; 4. Var­dar, 8 ; 5. Minsk, 4 ; 6. Thun, 1.

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