Quand les cy­clistes pas­saient par les fron­tières

Le Parisien (Paris) - - Mon Dimanche - P. V.

On ne s’en sou­vient plus guère, mais le tour de la France exclusivement à vé­lo a exis­té. Comme en té­moigne un sup­plé­ment spé­cial du jour­nal « l’Equipe » , pu­blié en 1953 pour le 50e an­ni­ver­saire du Tour, la course s’est ef­for­cée de lon­ger à par­tir de 1919 les contours de la France. Les villes étapes ne va­riaient pas beau­coup : par­mi elles, Brest, Cher­bourg, Le Havre, Gre­noble, Nice, Per­pi­gnan, Lu­chon, Bayonne, La Ro­chelle ou Les Sables- d’Olonne. Seul pro­blème em­pê­chant de bou­cler la Boucle, la plon­gée sur Pa­ris qui se fai­sait la plu­part du temps à par­tir de Dun­kerque. En 1926, les or­ga­ni­sa­teurs ont es­sayé de par­faire cette qua­dra­ture du cercle en lui fai­sant faire un nou­veau pas­sage par Evian avant une re­mon­tée vers Pa­ris, via Di­jon. Mais c’était une cote mal taillée, puis­qu’ils sa­cri­fiaient Stras­bourg, lors de l’étape Mul­house- Metz. Cette an­née- là cor­res­pond tou­te­fois au Tour le plus long de l’his­toire, avec 5 745 km à par­cou­rir. Ce fut le Belge Lu­cien Buysse qui l’em­por­ta, sous le maillot Au­to­mo­to. Et, comme Lio­nel Dau­det, c’est dans les cols qu’il s’im­po­sa.

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