La­mortd’un­poète- sol­dat

Char­lesPé­guy­se­ral’une­des­gran­des­fi­gu­res­des­com­mé­mo­ra­tionsde14- 18. L’écri­vain est mor­tau­frontle5sep­tembre1914, un­moi­sa­près­son­dé­par­tà­la­guerre, la­fleu­rau­fu­sil.

Le Parisien (Paris) - - Mon Dimanche -

quelques heures après, fi­geant les po­si­tions des deux ar­mées dans des tran­chées pen­dant des an­nées.

Après sa mort, le poète- sol­dat, so­cia­liste dans l’âme, mais sur­tout drey­fu­sard de la pre­mière heure, ca­tho­lique an­ti­con­for­miste, ad­mi­ra­teur mys­tique de Jeanne d’Arc et dé­non­cia­teur des mé­faits de l’ar­gent, se­ra l’ob­jet de ten­ta­tives de ré­cu­pé­ra­tion de toutes parts. Le ré­gime de Vi­chy en fe­ra l’éloge en 1940 mais De Gaulle — qui l’ad­mi­rait — conclu­ra à Londres, le 18 juin 1942, un vi­brant dis­cours à la France par un vers ti­ré d’ « Eve » : « Mère, voi­ci vos fils, qui se sont tant bat­tus. » « Par sa mort et son oeuvre, il reste un in­sur­gé et un pro­vo­ca­teur » , conclut Rioux. L’in­car­na­tion d’un cer­tain gé­nie fran­çais.

Charles Pé­guy est par­ti au com­bat avec une soif de ven­geance ca­rac­té­ris­tique de l’époque, une en­vie de ré­pa­rer l’in­jus­tice de 1870 et la dé­faite contre la Prusse.

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