Ja­redLe­to, desZé­ni­thauxOs­cars

Ren­contre. A42 ans, tout réus­sit à l’acteur mu­si­cien à l’af­fiche du­film « Dal­las Buyers Club » et qui rem­plit les salles avec son­grou­peT­hir­ty Se­conds toMars.

Le Parisien (Paris) - - Mon Dimanche - Pro­pos re­cueillis par ÉRIC BU­REAU

Il nous ac­cueille dans sa suite en désordre d’un sym­pa­thique « bon­soir » . Sauf qu’il est mi­di, ven­dre­di, à Pa­ris. Tout juste ar­ri­vé de Los An­geles, Ja­red Le­to est en plein dé­ca­lage ho­raire, à quelques heures de la tour­née fran­çaise de son groupe Thir­ty Se­conds to Mars, qui pas­sait hier soir par Lille, avant Pa­ris, de­main et mar­di. A 42 ans, l’an­cien ché­ri de Ca­me­ron Diaz et Scar­lett Jo­hans­son est sur tous les fronts et en pleine réus­site. Quelques mois après avoir fait trem­bler le Grand Pa­lais et le Main Square Fes­ti­val, le beau gosse de la pop épique rem­plit les Zé­nith, et le co­mé­dien ca­mé­léon est en course pour l’Os­car du se­cond rôle grâce à son in­ter­pré­ta­tion bluf­fante d’un trans­sexuel at­teint du si­da dans « Dal­las Buyers Club » , sor­ti fin jan­vier. Ren­contre rare avec un Amé­ri­cain fran­co­phile. Il y a un mi­cro sur votre table… Vous en­re­gis­trez quelque chose ? JA­RED LE­TO. Oui, cette nuit, j’ai en­re­gis­tré une nou­velle chan­son. La France m’ins­pire. J’ai écrit plu­sieurs chan­sons du nouvel album à Pa­ris, où j’ai pas­sé pas mal de temps. L’at­mo­sphère, les gens, la nour­ri­ture, la culture, je me sens ici comme à la mai­son. J’ai même failli m’y ins­tal­ler, mais j’ai du mal à m’éloi­gner de Los An­geles. Pour­quoi un tel at­ta­che­ment ? Je pense que ce­la re­monte à mon en­fance. Je suis né en Loui­siane et je pas­sais l’été avec mon grand- père créole, qui par­lait fran­çais, et ce­la m’a connec­té avec votre culture. J’ai aus­si fait des études d’art et pas­sé du temps à Haï­ti, où l’on parle une sorte de fran­çais cas­sé. Il y a une mé­lo­die dans votre langue que j’aime. Votre groupe joue très souvent en France… C’est vrai, et on y joue par­tout où c’est pos­sible. Le Grand Pa­lais, c’était ma­gique, si grand, beau, in­ti­mi­dant. On a dé­jà fait Ber­cy, et ce se­rait cool de jouer un jour au Stade de France. Mais on aime aus­si les concerts in­ti­mistes. On a d’ailleurs une sur­prise pour vous cette an­née. On es­saye de créer à chaque fois des évé­ne­ments uniques. Comme vos rôles, de « Re­quiem for a Dream » à « Dal­las Buyers Club » ? J’aime va­rier les plai­sirs et choi­sir des rôles un peu spé­ciaux. C’est tel­le­ment ex­ci­tant de s’in­ven­ter une nou­velle vie au ci­né­ma. Ce­la fai­sait six ans que je n’avais pas tour­né, et quand j’ai lu le script de « Dal­las » , je me suis dit : quelle tra­gé­die, quel chal­lenge à re­le­ver ! Je ne pou­vais pas re­fu­ser cette op­por­tu­ni­té.

La plu­part de mes ac­ti­vi­tés sont dans l’ombre”

Vous ve­nez de re­ce­voir un Gol­den Globe pour ce rôle. Rê­vez- vous de l’Os­car ? Ce se­rait in­croyable, mais fran­che­ment, non. J’ai dé­jà eu la chance de ga­gner 30 ré­com­penses pour ce film, c’est dé­jà beau­coup. ( Il sou­rit.) C’est même dingue ! C’est dé­jà gé­nial d’être nom­mé aux Os­cars. Entre la mu­sique et le ci­né­ma, avez- vous une pré­fé­rence ? Vous par­lez de la lu­mière, mais la plu­part de mes ac­ti­vi­tés sont dans l’ombre. Dans la pro­duc­tion, le mon­tage de films, les nou­velles tech­no­lo­gies, mon ob­jec­tif est de créer, construire. Et le plus dur est de trou­ver le temps de tout faire entre les voyages… On sa­cri­fie sa vie pri­vée, ses amis, car on n’est ja­mais à la mai­son. Mais ce sont des pro­blèmes de riches, n’est- ce pas ? Je ne me plains sur­tout pas. Il n’y a au­cune ga­ran­tie que tout ce­la dure. Thir­ty Se­conds to Mars, « Love Lust Faith + Dreams » , CD + DVD, Uni­ver­sal, 20,90 €. Au Zé­nith de Pa­ris de­main ( com­plet) et mar­di.

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Pa­ris ( Ier), ven­dre­di. Ja­red Le­to adore se pro­duire en France et avoue que « ce se­rait cool de jouer un jour au Stade de France »

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