Ac­ci­dent­dan­su­ne­mine enA­fri­que­duSud

Des di­zaines d’ou­vriers ont été re­trou­vés en­se­ve­lis sous une mine illé­gale près de Jo­han­nes­burg.

Le Parisien (Paris) - - Faitsdivers -

Hier, dans la ban­lieue de Jo­han­nes­burg, en Afrique du Sud, une équipe de tra­vailleurs clan­des­tins a été re­trou­vée en­se­ve­lie sous une mine d’or illé­gale, où les mi­neurs étaient des­cen­dus la veille avant de se re­trou­ver pié­gés sous les gra­vats. Dans l’après- mi­di, une opé­ra­tion de sau­ve­tage de deux heures a per­mis d’ex­tir­per onze d’entre eux, qui sem­blaient en bonne san­té et ont aus­si­tôt fait l’ob­jet d’un exa­men mé­di­cal. L’opé­ra­tion a pris fin alors qu’il res­tait en­core des di­zaines d’ou­vriers sous les ro­chers. Une ving­taine se­lon les se­cours… 200 se­lon les es­ti­ma­tions des mi­neurs !

Pour l’heure, les sau­ve­teurs re­fusent de re­des­cendre pour faire sor­tir les clan­des­tins res­tants. « Nous avons en­le­vé les ro­chers et ou­vert un pas­sage. C’est à eux de dé­ci­der quand ils veulent sor­tir » , a ex­pli­qué Rog­gers Ma­mai­la, res­pon­sable lo­cal des ser­vices de se­cours.

Cer­taines vic­times de cet ac­ci­dent craignent en ef­fet de re­mon­ter et d’être pour­sui­vies pour travail illé­gal. Les au­to­ri­tés ont pré­vu de pla­cer en état d’ar­res­ta­tion tous les ou­vriers de cette mine clan­des­tine, creu­sée illé­ga­le­ment der­rière un stade de cri­cket. Com­bien de temps les autres mi­neurs res­te­ront- ils en­se­ve­lis? En 2010, 33 mi­neurs chi­liens étaient res­tés blo­qués sous terre pen­dant plus de deux mois à Co­pia­po, avant de re­trou­ver, tous sains et saufs, la lu­mière du jour.

Be­no­ni ( Afrique du Sud), hier. Les se­cours aident un tra­vailleur à s’ex­tir­per de la mine. Ils se­raient entre 20 et 200 à être en­core sous terre, pié­gés sous les gra­vats.

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