Le­ré­vei­la­son­né­tôt­pourFour­cade

Le­masss­tar­taé­té re­por­téà­ce­ma­tin­pour­cau­se­de­brouillard

Le Parisien (Paris) - - Jeuxolympiques D'hiver - LAURA ( RUS­SIE) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux E. B.( AVEC D. C.)

Dans les mon­tagnes de Krasnaïa Po­lia­na, seul le brouillard pou­vait avoir rai­son de Mar­tin Four­cade… Le dé­jà double mé­daillé d’or des JO 2014 a en ef­fet été stop­pé dans sa quête d’un his­to­rique troi­sième sacre par le pla­fond beau­coup trop bas sur le pas de tir du stade Laura. Pré­vue hier soir, le mass start ( 15 km dé­part en ligne) a fi­na­le­ment été re­por­tée à ce ma­tin ( 7 heures fran­çaises, 10 heures à Sot­chi). JeanC­laude Killy a ain­si pu pas­ser une nuit de plus en so­li­taire dans son hô­tel olym­pique hi­ver­nal trois étoiles, avant, peut- être, d’avoir un nou­veau voi­sin au­jourd’hui, 17 fé­vrier 2014. D’ailleurs, c’est le 17 jan­vier 1968 que Killy a rem­por­té sa troi­sième mé­daille d’or lors des JO de Gre­noble. Fau­til y voir un signe ? Hier, l’an­nu­la­tion de l’épreuve n’a, en tout cas, sus­ci­té au­cune contes­ta­tion. « C’était la seule so­lu­tion, ex­plique Sieg­fried Ma­zet, l’en­traî­neur du tir fran­çais. On n’y voyait pas à 20- 25 m. Tout le monde a bien vu que ce n’était pas ti­rable. » Com­po­sé d’un di­rec­teur de course, de deux membres de la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale de biathlon ( IBU) et de deux coachs ( ce­lui de la Rus­sie et le Fran­çais Sté­phane Bou­thiaux), le ju­ry a d’abord dé­ca­lé le dé­part d’une heure avant de l’ajour­ner. Quelques concur­rents, comme le Tchèque Sou­kup, ont bien es­sayé de ti­rer. Pas les Fran­çais. « C’est comme ça, souffle Ma­zet, on fait un sport de plein air… » nUne Le re­port à un ho­raire in­ha­bi­tuel jusque- là — toutes les courses avaient eu lieu en soirée — au­ra en tout cas per­tur­bé la nuit des com­pé­ti­teurs. « Les ath­lètes sont ha­bi­tués à se le­ver aux alen­tours de 11 heures du ma­tin, ex­plique l’oc­tuple cham­pion du monde Ra­phaël Poi­rée. Et le corps est à son top phy­sio­lo­gique vers 17 heures. Là, d’un coup on le stresse. Ce n’est pas op­ti­mal. Mais il faut faire

nuit per­tur­bée

avec. » Hier soir, le clan bleu- blan­crouge ne voyait pour­tant pas ce contre­temps d’un mau­vais oeil. « Phy­si­que­ment, je ne me sen­tais pas au mieux, a ex­pli­qué Mar­tin Four­cade, obli­gé ce lun­di de mettre le ré­veil à 7 heures ( 4 heures à Pa­ris). Je suis plu­tôt content que ce­la ait été re­por­té même si ce­la use de l’éner­gie. Le plus dur c’est men­ta­le­ment, il faut se re­mettre de­dans. » Ana­lyse par­ta­gée par Ma­zet. « Mar­tin est plu­tôt du soir que du ma­tin, mais s’il faut se le­ver, il se lève, lâche- t- il. C’est sûr que ce­la mo­di­fie un pro­gramme mais ce­la offre aus­si quinze heures de plus de ré­cu­pé­ra­tion et ce n’est vrai­ment pas négligeable. »

Messieurs

1. Jans­rud ( Nor) 1’ 18’’ 14 ; 2. Wei­brecht ( EU) à 0’’ 30 ; 3. Miller ( EU) à 0’’ 53.

1. Suède 1 h 28’ 42” ; 2. Rus­sie à 27’’ 3 ; 3. FRANCE à 31’’ 9.

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