« Tout­peuts’ar­rê­ter­très­vite »

Di­mi­triS­zar­zews­ki, ta­lon­neur­desB­leus

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par OLI­VIER FRAN­ÇOIS

Il a d’abord son­né la ré­volte contre l’An­gle­terre ( vic­toire 26- 24), puis s’est mon­tré per­cu­tant face à l’Ita­lie ( 30- 10). A 31 ans, Di­mi­tri Szarzewski, l’un des meilleurs Bleus de­puis le dé­but du Tour­noi, s’im­pose comme un leader sur le ter­rain et en de­hors. As­su­ré d’une nou­velle ti­tu­la­ri­sa­tion ven­dre­di face au Pays de Galles de­puis le for­fait de Ben­ja­min Kay­ser, le ta­lon­neur est cons­cient de la tâche qui l’at­tend. Hier, le ca­pi­taine du Ra­cing ten­tait de ré­cu­pé­rer en se dé­las­sant dans la piscine du centre d’entraînement à Mar­cous­sis, après avoir conduit les Ciel et Blanc au suc­cès de­vant Bayonne sa­me­di. Pen­sez- vous au Grand Che­lem ? DI­MI­TRI SZARZEWSKI. On ne veut pas se pro­je­ter. On es­saie en tout cas. On sait que ce match au pays de Galles se­ra dé­ci­sif, d’ac­cord, mais on ne voit pas plus loin. Ce se­ra très com­pli­qué, d’au­tant que l’on a peu de jours de pré­pa­ra­tion. On va sur­tout s’ap­pli­quer à soi­gner les dé­tails. Les Gal­lois semblent à votre por­tée… Pour nous, ça va mieux qu’en 2013 ( NDLR : 2 suc­cès en 11 matchs), c’est sûr. Nous sommes plus ef­fi­caces. Nos vic­toires contre l’An­gle­terre et l’Ita­lie nous ont don­né confiance. Mais il est tou­jours spé­cial de jouer à Car­diff dans ce Millennium Sta­dium ma­gni­fique. Ce n’est ja­mais fa­cile. Vous pa­rais­sez li­bé­ré de­puis le dé­but du Tour­noi. Qu’est- ce qui a chan­gé pour vous ? D’abord, il y a eu la concur­rence avec Ben­ja­min Kay­ser. Je suis un com­pé­ti­teur, je n’aime pas être remplaçant. Je donne tout pour être sur le ter­rain. Après, il y a l’ex­pé­rience. Je com­mence à en avoir ( NDLR : 77 sé­lec­tions). Le ta­lon­nage, c’est un poste où on en a be­soin. Vos co­équi­piers vous dé­si­gnent comme un leader… Je ne suis pas le seul. L’équipe de France réunit les meilleurs joueurs des clubs, qui sont presque tous des lea­ders. J’es­saie d’ai­der les plus jeunes. C’est mon rôle aus­si au Ra­cing. Et puis, c’est vrai que quand j’ai en­vie de dire quelque chose, je le dis. Par exemple ? Juste avant le match contre l’An­gle­terre au Stade de France, j’ai pris la parole pour dire que c’était peut- être la der­nière fois que cha­cun d’entre nous al­lait por­ter ce maillot bleu. Il faut avoir conscience que tout peut s’ar­rê­ter très vite et don­ner le meilleur pen­dant quatre- vingts mi­nutes, à chaque se­conde. Votre en­trée face à l’An­gle­terre a été dé­ci­sive…

Ça va mieux qu’en 2013. Nous sommes plus ef­fi­caces”

Je ne vou­lais pas ad­mettre la dé­faite. On sor­tait d’une an­née noire. Tant qu’il reste un ballon à jouer, il y a de l’es­poir et il faut tout ten­ter. Votre passe pour l’es­sai de Fi­ckou est dé­sor­mais dans toutes les mé­moires… ( Rires). Je pré­fé­re­rais qu’on se sou­vienne de moi comme d’un grand ta­lon­neur… C’était un beau geste de trois- quarts, mais, en prin­cipe, ce n’est pas pour ça que je suis sur le ter­rain. Est- ce dif­fi­cile de jon­gler entre le XV de France et votre club, le Ra­cing- Mé­tro, pen­dant le Tour­noi ? Comme je n’avais pas été ti­tu­laire contre l’An­gle­terre, mais seule­ment face à l’Ita­lie, je n’étais pas concer­né par la conven­tion entre la Fé­dé­ra­tion et la Ligue. Per­sonne ne m’a de­man­dé de res­ter au re­pos. En fait, je ne me suis po­sé au­cune ques­tion. J’avais en­vie et be­soin de jouer pour le Ra­cing qui tra­verse une sai­son dé­li­cate. La vic­toire nous a fait du bien. C’est po­si­tif pour tout le monde.

Stade de France ( Saint- De­nis), le 9 fé­vrier. Di­mi­tri Szarzewski, 77 sé­lec­tions, a été l’un des Fran­çais les plus con­vain­cants contre l’An­gle­terre et l’Ita­lie.

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